«Ce qui se passe chez nous passe par nous» – Alexandre Cusson

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Par Jean-Pierre Boisvert
«Ce qui se passe chez nous passe par nous» – Alexandre Cusson
Alexandre Cusson, président de l'UMQ (Photo : Archives)

POLITIQUE. Alors que la campagne électorale fédérale est tout juste déclenchée, Alexandre Cusson, en sa qualité de président de l’UMQ, est fin prêt à mettre en évidence le rôle et la place des gouvernements de proximité dans la lutte aux changements climatiques.

Selon lui, les solutions qui doivent être appliquées face aux changements climatiques sont, la plupart du temps, locales. «Les catastrophes sont en hausse et quand ça arrive, nous, les municipalités, on a les deux pieds dedans. Il faut que les gouvernements (le fédéral, le provincial et le municipal) parviennent à se parler d’égal à égal pour discuter de financement, notamment du transport en commun. Mais le vrai problème, c’est qu’on a de la misère à faire asseoir ensemble les trois paliers de gouvernement», s’est-il dit d’avis quand les journalistes, au terme de la récente séance du conseil municipal de Drummondville, l’ont questionné sur les enjeux de la campagne électorale, tels que définis par l’Union des municipalités du Québec (UMQ).

Il affirme que les élus locaux sont avantageusement placés pour prendre les bonnes décisions. «C’est pourquoi, explique-t-il, nous demandons aux formations politiques de dévoiler la place qu’occuperont les municipalités dans leur plan de lutte aux émissions de GES et d’adaptation des milieux aux changements climatiques. Ce qu’on veut, c’est une relation de gouvernement à gouvernement pour le climat… Comme gouvernements de proximité, c’est notre responsabilité d’éclairer nos concitoyens dans le débat électoral qui s’amorce. En plus des changements climatiques, les demandes que nous avons soumises pour un développement économique intelligent et durable des communautés et le respect de l’autonomie municipale peuvent se résumer par cette phrase : ce qui se passe chez nous passe par nous».

Le maire de Drummondville sera donc bien informé pour évoquer les dossiers importants lorsqu’il rencontrera les candidats officiels de la circonscription de Drummond, ce qu’il a d’ailleurs déjà commencé à faire. «Quand un chef est de passage à Drummondville, si on m’invite, j’y vais avec plaisir. Si je ne suis pas invité, je ne cherche pas à l’être. Dernièrement, j’ai rencontré Alain Rayes, lieutenant politique des conservateurs, qui était accompagné de son chef Andrew Scheer et de la candidate Jessica Ébacher, et j’en ai profité pour parler des besoins pour Drummondville et pour l’ensemble des municipalités», a-t-il cité en exemple.

Comme elle l’indique sur son site web, l’UMQ exige spécifiquement que les engagements des partis politiques reprennent la demande des municipalités en faveur d’investissements massifs dans la mobilité durable partout sur le territoire, en y incluant les coûts d’exploitation des réseaux de transports collectifs. Elle réclame aussi de pareils investissements dans les infrastructures de transports maritimes, ferroviaires et aériens, trois outils de développement économique durable.

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