L’UMQ demande aux partis de se prononcer sur les enjeux municipaux

L’UMQ demande aux partis de se prononcer sur les enjeux municipaux

NATIONAL. À quelques jours d’un possible déclenchement de la campagne électorale fédérale, l’Union des municipalités du Québec (UMQ) dévoile ses principales demandes.

L’UMQ a fait parvenir aux chefs des formations politiques un questionnaire qui reprend ses positions contenues dans sa plateforme électorale et sur lequel ils sont invités à se prononcer.

L’UMQ voit dans l’élection du 21 octobre l’occasion de débattre du rôle et de la place des gouvernements de proximité dans la lutte aux changements climatiques. Faisant de ce sujet le thème central de sa plateforme, l’UMQ souhaite positionner les élues et élus municipaux comme les partenaires prioritaires du prochain gouvernement canadien.

«Lorsque le climat se déchaîne, qui appelle-t-on en premier? Lorsqu’on souhaite plus de transports en commun, vers qui se tourne-t-on? Les municipalités. Et c’est tant mieux, parce que les élus locaux sont avantageusement placés pour prendre les bonnes décisions. C’est pourquoi nous demandons aux formations politiques de dévoiler, dans les prochaines semaines, la place qu’occuperont les municipalités dans leur plan de lutte aux émissions de GES et d’adaptation des milieux aux changements climatiques. Ce qu’on veut, c’est une relation de gouvernement à gouvernement pour le climat», a déclaré d’entrée de jeu Alexandre Cusson, président de l’UMQ et maire de Drummondville, qui rencontrera, au cours des prochaines semaines, les représentants des différents partis politiques pour échanger sur leur vision des municipalités.

L’UMQ exige spécifiquement que les engagements des partis politiques reprennent la demande des municipalités en faveur d’investissements massifs dans la mobilité durable partout sur le territoire, en y incluant les coûts d’exploitation des réseaux de transports collectifs. Elle réclame aussi de pareils investissements dans les infrastructures de transports maritimes, ferroviaires et aériens, trois outils de développement économique durable.

Ce qui se passe chez nous passe par nous
«Comme gouvernements de proximité, c’est notre responsabilité d’éclairer nos concitoyens dans le débat électoral qui s’amorce. En plus des changements climatiques, les demandes que nous avons soumises pour un développement économique intelligent et durable des communautés et le respect de l’autonomie municipale peuvent se résumer par cette phrase : ce qui se passe chez nous passe par nous», a renchéri M. Cusson, qui compte bien partager les réponses des partis politiques au questionnaire de l’UMQ pour outiller les électrices et les électeurs dans leur choix le 21 octobre prochain.

Parmi les demandes qui se trouvent dans la plateforme électorale de l’Union, mentionnons entre autres la possibilité, pour les municipalités, de conclure des ententes directes avec le gouvernement du Canada, le respect des compétences municipales en matière d’aménagement du territoire et de protection de l’environnement et d’importants investissements dans des programmes souples et flexibles répondant aux besoins municipaux, notamment l’élargissement et le maintien du parc locatif abordable. (LT)

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