Hommage au personnel de l’hôpital Sainte-Croix (tribune libre)

Hommage au personnel de l’hôpital Sainte-Croix (tribune libre)
Tribune libre (Photo : Illustration, L'Express)

TRIBUNE LIBRE. Dans la semaine du 15 juillet, grâce à la vigilance de ma patronne Rachel, on m’a admis à l’hôpital Sainte-Croix de Drummondville pour un problème de santé inattendu.

Après avoir repris mes esprits, je m’attendais à retourner bien gentiment à la maison, mais ce n’était pas l’avis des médecins, tous très compétents, qui se sont penchés sur mon cas. Ils ont décidé de me garder et de me faire passer une batterie de tests afin d’évaluer si mon petit problème en avait causé de plus sérieux. C’est ainsi qu’a débuté mon aventure de huit jours au cinquième étage de l’hôpital Sainte-Croix.

Ce n’est pas de mon cas dont je veux parler, ni de notre système de santé en général, mais plutôt de ce que j’ai pu constater durant mon séjour.

La gang du cinquième

J’ai vu à l’œuvre une formidable équipe formée d’infirmières, d’infirmiers, d’auxiliaires, de préposés à l’entretien et j’en oublie sûrement… J’ai vu et entendu toutes ces personnes prodiguant leurs services, de jour comme de nuit, certaines sur un horaire double. Malgré tout, c’est avec un professionnalisme et une patience remarquable qu’elles le faisaient.

Pourtant, les patients qui étaient soignés pendant mon séjour au cinquième présentaient une palette de couleurs digne d’un magasin de peinture : des cas physiques lourds et souffrants, des personnes en fin de vie, une vieille dame de 94 ans, qui présentait une forme physique impressionnante pour son âge, mais qui souffrait d’un trouble de la mémoire qui serait venue au bout de la patience de la grande majorité d’entre nous. Elle n’est pas venue à bout du vaillant personnel du cinquième, qui prenait soin de la dame comme si elle était la prunelle de ses yeux.

Rien n’est parfait en ce bas monde, dont notre système de santé, mais j’ai trouvé rassurant de constater que les gens qui y œuvrent à la base le font de façon plus que professionnelle. Ils le font avec une empathie remarquable et je suis persuadé que cette approche nous permet de couper de quelques jours notre passage à l’hôpital.

À toute cette belle gang du cinquième: 1000 mercis.

Simon Bourgault
Drummondville

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