Sépaq : grève au camping des Voltigeurs à compter du 17 juillet

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Par Jean-Pierre Boisvert
Sépaq : grève au camping des Voltigeurs à compter du 17 juillet
Camping des Voltigeurs (Photo : Archives)

NÉGOCIATION.   Les 15 syndiqués du camping des Voltigeurs seront en grève illimitée à compter de mercredi le 17 juillet et seront rejoints trois jours plus tard par les autres 1500 membres du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ).

Les négociations avec l’employeur (Sépaq- Société des établissements de plein air du Québec) achoppent actuellement sur l’aspect monétaire.

Le déclenchement d’une grève générale touchera donc deux parcs nationaux de l’Estrie, et ce, pendant les vacances de la construction. Dès le samedi 20 juillet, les quelque 1 500 membres du SFPQ qui y travaillent débrayeront en même temps.  La grève touchera les établissements suivants : Parc national du Mont-Mégantic et le Parc national du Mont-Orford. Rappelons que la grève du 17 juillet concernera le Manoir Montmorency et le Parc de la Chute Montmorency; le siège social; le camping des Voltigeurs; les centres touristiques du Lac-Kénogami et du Lac-Simon.

«Visiblement, François Legault est insensible à la réalité des petits salariés du Québec. Il n’a pas non plus la préoccupation d’assurer l’avenir de nos parcs et de nos réserves naturelles. Il est temps de hausser le ton», indique Frédérick Dagenais, président régional de la région du Centre-du-Québec de l’Estrie et de la Mauricie.

En ce qui concerne le camping des Voltigeurs, la grève fera en sorte que les tâches régulières, telles que l’entretien général et la surveillance, ne seront pas exécutées, sauf dans les cas où les cadres pourront assurer une relève. «La piscine sera fermée», a dit M. Dagenais.

Selon lui, les dernières offres mises de l’avant par la direction de la Sépaq ont été jugées inacceptables par le comité de négociation du SFPQ. Dans un tel contexte, il était impossible de poursuivre les discussions sur le plan salarial. «Après une prolongation de convention collective et des négociations qui durent depuis plus de cinq mois, l’offre patronale est toujours ridicule : moins de 1% par année. Les augmentations de salaire proposées ne couvrent même pas l’augmentation du coût de la vie. Nous avons des téléphonistes-réceptionnistes, des journaliers, des conseillers aux ventes, des jardiniers, des préposés à l’accueil, des guides accompagnateurs et bien d’autres corps d’emplois qui gagnent entre 13 et 14 $ par heure, en plus d’avoir un travail saisonnier. Ils méritent de meilleurs salaires. Il n’est plus question pour eux de s’appauvrir année après année», rappelle M. Dagenais. Rappelons qu’à l’issue d’une tournée de votes, les travailleuses et les travailleurs de la Sépaq, membres du SFPQ, se sont prononcés à 94 % pour le déclenchement d’une grève générale au moment opportun. Il s’agit d’un pourcentage historique de la part des membres de la Sépaq.

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