«J’avais peur que quelqu’un ouvre la porte»

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Par Erika Aubin
«J’avais peur que quelqu’un ouvre la porte»
Un confinement barricadé a été décrété dans deux écoles aujourd'hui. (Photo : Ghyslain Bergeron)

FAIT DIVERS. Lumières fermées, silence complet, cellulaires éteints, portes barrées et fenêtres obstruées… les élèves des écoles Jean-Raimbault et Paul-Rousseau ont vécu toute une frousse ce matin.

Alors qu’un homme déambulait dans le secteur ce matin, fausse arme à la main, un confinement barricadé a été décrété à l’école Jean-Raimbault et au centre de formation professionnelle Paul-Rousseau.

«On est restés assis deux heures dans un vestiaire dans le noir, pas de cellulaire et sans vraiment savoir ce qui se passait», a raconté une élève de troisième secondaire de l’école Jean-Raimbault.

Un premier message à l’interphone a annoncé un code blanc, soit la tenue d’un confinement barricadé. «Au début, on pensait que c’était juste un exercice», a-t-elle ajouté.

Sauf qu’un deuxième message de la direction, signalant qu’il ne s’agissait pas d’un exercice, a semé l’émoi chez les élèves.

«On nous a dit qu’il y avait quelqu’un dehors, mais on n’en savait pas plus. C’est à ce moment que des filles dans ma classe se sont mises à pleurer», a lancé celle qui étudie en danse. J’avais peur que quelqu’un ouvre la porte. Je me faisais toutes sortes de scénarios. J’avais peur de mourir et je pensais à ma famille.»

Le confinement barricadé aura paralysé les écoles pendant au moins deux heures.

Du point de vue des enseignants, la situation était tout aussi angoissante, même s’ils ont su garder leur calme grâce à des formations reçues.

Avec calme et professionnalisme

Visiblement, le corps enseignant n’avait pas plus d’informations que leurs élèves sur le déroulement de l’événement. «On ne savait pas où ça allait nous mener. C’est certain que c’était stressant. Heureusement, l’événement s’est déroulé avec un grand professionnalisme», a fait savoir Pablo Desfossés, enseignant en sciences à Jean-Raimbault.

Annuellement, les professeurs de la Commission scolaire des Chênes reçoivent une formation sur la marche à suivre lors d’un confinement barricadé. «Chaque étape s’est passée dans le calme. Je me suis rendu compte qu’on avait été bien préparés», a-t-il laissé tomber.

Depuis plusieurs années, la Sûreté du Québec (SQ) offre aux écoles et aux membres du personnel une formation du programme Prés afin de les outiller à agir si un tireur actif ou un individu armé se présente. «Cela fait au moins cinq ans, sinon plus, que la SQ offre le programme Prés à notre commission scolaire», a indiqué Bernard Gauthier, directeur adjoint du service des communications.

Au terme de cette histoire, le suspect qui a paralysé tout un secteur de la Ville et deux écoles a été localisé et arrêté rapidement par les policiers.

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