Avis d’ébullition : Alexandre Cusson veut des réponses

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Par Erika Aubin
Avis d’ébullition : Alexandre Cusson veut des réponses
Alexandre Cusson, maire de Drummondville. (Photo : Ghyslain Bergeron)

DERNIÈRE HEURE. Le maire de Drummondville, Alexandre Cusson, veut obtenir des réponses et rapidement concernant l’avis d’ébullition qui prive d’eau potable des milliers de citoyens actuellement. 

Hier soir, vers 20 h 30, la Ville de Drummondville a émis un avis d’ébullition d’eau en raison d’une détection de microorganismes potentiellement dangereux pour la santé, constatée lors d’un échantillonnage sur le réseau de distribution d’eau.

«Habituellement, la plupart des avis d’ébullition sont dus à des bris de matériaux dans le réseau d’aqueduc, par exemple lors de travaux. Ce qui me préoccupe, c’est que les deux derniers avis d’ébullition, émis en peu temps, sont dus à des résultats de tests effectués en laboratoire», a fait savoir Alexandre Cusson en s’adressant aux médias.

L’eau de Drummondville est testée à raison de trois par semaine. Les nombreux échantillons sont envoyés dans un laboratoire de Longueuil.

«Hier soir, nous avons eu l’information qu’il y avait un contaminant d’E. coli détecté en très petite quantité. Toutefois, s’il y avait vraiment un contaminant dans l’eau, d’autres tests nous donneraient des signaux et ce n’est pas le cas», a-t-il affirmé le maire Cusson.

Considérant pareilles circonstances, il a demandé que soit effectuée une révision des procédures d’analyse des échantillons d’eau, de la première à la dernière étape.

Des résultats contaminés?

Photo Ghyslain Bergeron

«Il m’importe que nos équipes fassent rapidement la lumière et trouvent des explications concernant la présence dans l’eau de microorganismes potentiellement dangereux pour la santé, a poursuivi le maire. Selon les informations que nous détenons, la situation actuelle émanerait davantage d’une problématique de contamination liée au processus d’analyse de l’eau potable. Ceci étant, j’ai rapidement demandé au directeur général de la Ville de Drummondville de réviser nos procédures à l’interne, mais également de contacter nos différents partenaires afin qu’eux aussi révisent les leurs.»

La Ville de Drummondville compte donc rapidement consulter un expert dans le domaine du traitement des eaux, externe à l’organisation, afin qu’il fasse une analyse des procédures actuellement en vigueur à l’usine de traitements des eaux dans le but d’en vérifier la pertinence et l’exactitude. De surcroît, un suivi serré sera effectué auprès de tous les partenaires qui sont impliqués dans le processus d’analyse des échantillons qui sont soumis par la Ville.

«Nous sommes conscients qu’un avis d’ébullition touche tout le monde, et c’est pourquoi, dès les premiers instants, des gens de différents services se sont réunis afin de faire le point sur la situation, tandis que d’autres employés ont œuvré ardemment toute la nuit. Mais le travail n’est pas terminé : nous devons faire la lumière sur cette problématique, et rapidement», a lancé Alexandre Cusson, soucieux.

Le présent avis d’ébullition sera en vigueur, au minimum, jusqu’au samedi 18 mai, en après-midi. La Ville de Drummondville invite la population à suivre l’évolution de la situation sur son site Web (drummondville.ca), sa page Facebook et son compte Twitter.

Selon Alexandre Cusson, il n’y a pas lieu de s’inquiéter, mais il demande tout de même aux citoyens de respecter les consignes.

«D’ici à ce que l’avis d’ébullition soit levé, j’appelle les gens à respecter les consignes», a conclu Alexandre Cusson.

Course des Chênes-toi

Du côté de la Course des Chênes-toi de Drummondville, les organisateurs ont fait savoir que la situation n’aura pas d’incidence sur l’événement, et ce, même si l’avis d’ébullition devait se prolonger jusqu’à dimanche. C’est que cette année, les quelque 11 500 participants pourront s’hydrater en utilisant des stations d’eau qui seront aménagées à l’arrivée. Cette eau ne provient pas du réseau municipal.

«Nous avons vécu cette situation il y a quelques années. Depuis, on ne prend plus de risques. Nous avons déjà acheté nos cruches d’eau depuis longtemps», a précisé le directeur de l’événement, Michel Couturier.

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