L’énigme Koltygin intrigue les Predators

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Par Jonathan Habashi
L’énigme Koltygin intrigue les Predators
Pavel Koltygin. (Photo : archives, Ghyslain Bergeron)

HOCKEY. Pavel Koltygin a continué d’intriguer les entraîneurs et les partisans des Voltigeurs au cours de la dernière année. L’état-major des Predators se questionne également sur l’avenir de l’énigmatique attaquant russe de 20 ans.

Choix de sixième ronde des Predators en 2017, Koltygin est toujours à la recherche d’un premier contrat chez les professionnels. Selon les règles en vigueur, les deux parties ont jusqu’au 1er juin prochain pour s’entendre sur un contrat d’entrée dans la Ligue nationale de hockey (LNH), sans quoi l’athlète natif de Moscou redeviendra libre comme l’air.

Présent à Nashville justement pour discuter de questions contractuelles avec ses patrons, le recruteur trifluvien Jean-Philippe Glaude n’a pas caché son ambivalence devant les performances en dents de scie de Koltygin en 2018-2019.

Jean-Philippe Glaude et Pavel Koltygin. (Photo d’archives, gracieuseté Voltigeurs)

«On a adoré ses séries, mais on a moins aimé son manque de constance en saison. En séries, Pavel avait une attitude très compétitive et il était vraiment impliqué dans les matchs. Il ne prenait aucune présence de congé. Il jouait avec énergie, il utilisait sa force physique et il n’abandonnait jamais», a souligné Glaude.

À sa troisième campagne dans la LHJMQ, Koltygin a été limité à 49 points (25-17) en 63 matchs en saison régulière, étant également invité à participer à la série Canada-Russie. L’ailier gauche de 6 pieds et 194 livres a connu un regain de vie en séries éliminatoires, amassant 14 points (7-7) en 16 parties.

«Le fait de jouer avec des gars comme Félix Lauzon et Dawson Mercer lui a possiblement donné un élan d’énergie, s’est dit d’avis Glaude. Il était certainement déçu de sa saison et il voulait repartir à neuf en séries. Chez certains joueurs, l’enjeu des séries est plus excitant que celui de la saison. Il devait aussi sentir l’urgence de signer un contrat.»

Dans l’éventualité où les Predators ne s’entendent pas avec Koltygin, ce dernier redeviendrait éligible au prochain repêchage de la LNH. Si aucune équipe ne le réclame, les Preds n’écartent pas la possibilité de lui offrir un contrat de la Ligue américaine.

«Pour l’instant, aucune décision n’est prise dans ce dossier, a précisé Glaude. Il y a beaucoup de facteurs à considérer. En premier lieu, il y a une limite de joueurs qu’on peut mettre sous contrat dans la LNH. On examine aussi la situation de nos prospects à Milwaukee dans la Ligue américaine.»

Pas un candidat chez les Voltigeurs

Approché par les Voltigeurs pour occuper le poste de directeur général en 2016 et en 2018, Jean-Philippe Glaude a de nouveau été contacté par l’organisation au cours des derniers jours, cette fois-ci pour livrer ses conseils dans ce dossier. Celui qui a évolué à Drummondville pendant quatre saisons entre 1998 et 2002 n’entend toutefois pas se lancer dans la course à la succession de Stéphane Desroches, congédié au lendemain de l’élimination de l’équipe en demi-finale.

«C’est une question de timing. Ce serait excitant pour moi d’occuper un tel poste un jour, mais en ce moment, ma carrière va bon train chez les Predators. Étant donné la phase qui s’amorce chez les Voltigeurs, je pense que l’organisation a besoin d’un homme d’expérience pour bien repartir la roue», a expliqué l’ex-défenseur de 38 ans, qui fait partie du personnel de recrutement des Predators depuis six ans.

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