L’armée n’interviendra pas à l’hôpital Sainte-Croix

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Par Frederic Marcoux
L’armée n’interviendra pas à l’hôpital Sainte-Croix
La décision a été prise, jeudi dernier, après une rencontre entre le CIUSSS et le syndicat des employés. (Photo : Archives, L'Express)

L’armée n’interviendra pas pour soutenir le personnel infirmier de l’urgence à l’hôpital Sainte-Croix de Drummondville. La décision a été prise d’un commun d’accord, après une rencontre entre les différents partis concernés, jeudi dernier.

Le centre intégré de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec (CIUSSS) a informé L’Express qu’il a décidé de ne pas aller de l’avant avec cette mesure, après une rencontre avec les représentants syndicaux de la Fédération interprofessionnelle du Québec (FIQ) en Mauricie et Centre-du-Québec.

«On n’ira pas de l’avant avec les Forces armées canadiennes. On en est venu à cette conclusion, jeudi, après notre rencontre avec le syndicat, a expliqué la conseillère en communication du CIUSSS, Caroline Paquin. Ce n’étaient pas les mesures sur lesquelles on devrait mettre nos efforts. Le syndicat était d’accord. Il y a d’autres mesures qui vont être plus profitables. On va plutôt travailler ensemble pour bonifier notre offre de postes.»

Rappelons qu’il y a quelques jours, la présidente de la FIQ, Nathalie Perron, a signalé qu’une possible solution à la problématique actuelle du personnel hospitalier pourrait se trouver chez les infirmiers qui proviendraient de la base militaire, selon les informations de Radio-Canada.

Le CIUSSS a toutefois bon espoir que la fin des classes viendra stabiliser la situation à l’hôpital Sainte-Croix, en juin prochain. En effet, 58 nouveaux infirmiers et infirmières sont attendus dans la région.

«Tous ceux qui veulent un poste peuvent en avoir un. Les employés peuvent choisir celui qui leur convient. S’ils veulent un poste de quatre jours par semaine, ils peuvent l’avoir. Plusieurs ont sauté sur l’occasion, il y a quelques mois. On va refaire un deuxième tour en étant plus alléchants dans nos propositions. On travaille avec le syndicat pour que ça convienne encore mieux à ceux qui ont refusé l’offre préalablement», a précisé Caroline Paquin.

Cette dernière a aussi mentionné que 500 infirmiers et infirmières de la Mauricie et du Centre-du-Québec ont profité de cette mesure pour obtenir un poste à temps complet, à la fin du mois de janvier 2019.

L’Express a contacté Nathalie Perron pour avoir ses commentaires dans ce dossier, sans toutefois obtenir une réponse avant l’heure de tombée.

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