«J’ai toujours su que j’allais être entrepreneure»  

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Par Erika Aubin
«J’ai toujours su que j’allais être entrepreneure»  
Roxane Marcil (Photo : gracieuseté)

JEUNES ENTREPRENEURS. Quand elle s’est écrit une lettre en cinquième secondaire, elle s’est souhaitée lancer sa propre boutique de vêtements. Au moment où elle a relu ce papier, dix ans plus tard, Roxane Marcil allait bientôt fêter les quatre ans de sa boutique mode Dressing room, qui a pignon sur la rue Heriot.   

«Quand j’ai ouvert ma boutique en 2015, j’étais vraiment prête. Je savais c’est ce que je voulais. J’ai toujours su que j’allais être entrepreneure», a lancé Mme Marcil lors d’une rencontre avec L’Express.

Pour elle, l’entrepreneuriat est une histoire de famille. Ses parents font des armoires de cuisine et son conjoint possède Charbon noir, des produits pour les soins de la peau qui sont distribués dans plus de 400 points de vente au Québec. Toutefois, elle a fait le choix de suivre sa propre voie : la mode. «Je suis folle des vêtements, c’est ma passion. Pour chaque morceau qui entre dans ma boutique, je l’ai vu, je l’ai touché et je l’ai choisi selon des critères de qualité», a-t-elle expliqué.

La force du réseau

La Drummondvilloise reconnait que ses parents l’ont aidée à se lancer en affaires. «Mes deux parents sont dans ce milieu. Ils ont vraiment été des mentors pour moi et j’en suis consciente. Quand j’ai une question, je n’hésite pas à téléphoner à ma mère», a-t-elle ajouté. Son copain est aussi pour elle une source de motivation. «On aime bien se challenger au niveau de nos affaires. Ça fait partie de nos discussions quotidiennes.»

Ensemble ils ont également réussi à se bâtir une forte notoriété sur les réseaux sociaux, en particulier sur Instagram. Elle profite de cette visibilité pour promouvoir sa boutique ainsi que sa marque de maillot de bain, Baekini. Sur son compte personnel, elle accumule près de 17 000 abonnés. «On reproche beaucoup de choses aux réseaux sociaux, mais moi ça me permet d’être proche de ma clientèle et de faire connaître mon entreprise, a-t-elle laissé tomber. Je travaille fort à être active et à proposer des contenus originaux.»

Dressing room

D’ailleurs, elle fait la promotion de Baekini entre autres grâce à Instagram. Dans un avenir rapproché, elle souhaite s’associer avec sa jeune sœur, qui étudie le marketing, afin de développer davantage le commerce en ligne. Cela lui permettra de vendre davantage de morceaux, et ce, partout dans le monde.

Étant considérée comme une micro-influenceuse sur Instagram, Roxanne Marcil a aussi l’opportunité de collaborer avec d’autres compagnies. Elle voit cela comme du donnant-donnant entre entrepreneurs. «Je suis devenue, malgré moi, une “food-blogueuse”. Je me fais souvent inviter dans les restaurants pour profiter d’un repas et ensuite en faire la promotion grâce à mon Instagram. J’aime cela, ça permet d’aider d’autres entreprises. C’est comme quand mes clientes s’identifient en portant des vêtements achetés au Dressing room, ça me donne une plus grande visibilité», a-t-elle expliqué.

Prochainement, Mme Marcil a des projets d’agrandissement. Selon elle, ce n’est pas la clientèle qui manque à Drummondville. «On sous-estime beaucoup cette ville. Le plus difficile, c’est de garder les clientes ici. Je les comprends, c’est plaisant d’aller magasiner au Dix30. Malgré cela, nous avons des idées pour agrandir la boutique ici», a fait savoir la jeune entrepreneure.

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