CSDC : seulement cinq écoles ont une récréation en après-midi

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Par Erika Aubin
CSDC : seulement cinq écoles ont une récréation en après-midi
Un tableau présente l’analyse du temps des récréations dans les écoles primaires de la CSDC. (Photo : Archives)

ÉDUCATION. Parmi les 34 écoles primaires de la Commission scolaire des Chênes (CSDC), seulement cinq d’entre elles proposent aux élèves une récréation après l’heure du dîner. Toutefois, aucune institution n’offre plus de 16 minutes de pause en après-midi.  

Au Québec, les élèves d’une école sur cinq ont droit à une récréation à l’extérieur en après-midi, rapporte La Presse. Le chiffre est encore plus faible au sein de la CSDC. C’est ce que démontre un tableau d’analyse des récréations au primaire pour 2018-2019, que l’institution a fait parvenir à L’Express.

Étonnament, cinq écoles primaires n’offrent même pas une minute de détente à ses élèves après l’heure du dîner.

Les 24 autres établissements ont des périodes appelées de «battements» d’une durée qui varie entre 3 et 10 minutes. Il s’agit d’un moment pour les élèves d’aller à la salle de bain ou pour se déplacer d’un local à un autre.

Par ailleurs, ces 24 écoles offrent une récréation de 20 minutes et plus en avant-midi alors que les autres offrent des périodes de pause qui varient entre 19 et 16 minutes.

«Les écoles étant libres de choisir le temps des périodes de détente, on s’est rendu compte que très peu avaient des pauses en après-midi», a fait savoir Lucien Maltais, directeur général.

Rappelons que dès la prochaine rentrée scolaire, les établissements seront dans l’obligation d’offrir deux périodes de récréations de 20 minutes et plus quotidiennement.

Cette mesure, qui représente «un défi organisationnel» pour la CSDC,  a été annoncée en février par le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge.

Une réorganisation nécessaire

«C’est difficile d’être contre et de ne pas reconnaître les bénéfices d’un moment de répit à l’extérieur pour les élèves. Après, je n’ai pas à savoir si c’est correct ou pas, nous allons simplement mettre en place la mesure», a-t-il ajouté. Cette annonce de la part du gouvernement caquiste n’était pas une surprise pour les commissions scolaires, puisqu’elle faisait partie de leur plateforme électorale. La CSDC est d’avis qu’elle a suffisamment de temps pour réorganiser les horaires.

«Nous avons travaillé sur le manque d’espace et les classes modulaires, maintenant notre prochain dossier est celui des récréations obligatoires, a lancé le directeur général. C’est certain que c’est un casse-tête pour nous, mais nous avons une belle capacité organisationnelle.»

La CSDC en est présentement à évaluer les différentes hypothèses, particulièrement au niveau de l’horaire du transport scolaire qui devra être adapté. Elle entend proposer aux directions plusieurs scénarios d’horaire possibles et ce sera à elles de faire un choix, à leur convenance.

«Effectivement, il y aura sûrement des coûts, mais nous visons le moins d’impacts financiers possible», a souligné M. Maltais. À l’heure actuelle, la CSDC n’a pas voulu s’avancer sur le montant que coûtera la mise en place de cette nouvelle mesure.

Tableau envoyé par la CSDC
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