Une journée culturelle aux saveurs marocaines et québécoises

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Par Erika Aubin
Une journée culturelle aux saveurs marocaines et québécoises
La journée culturelle aura lieu le 27 avril prochain, de 13 h à 19 h, au Village québécois d’antan. (Photo : gracieuseté )

CULTURE. L’Association coopération amitié Canada-Maroc (CACM) prépare une journée marocaine… au Village québécois d’antan. Le 27 avril prochain, de 13 h à 20 h, la population est invitée à participer à la fête.

C’est dans un but de proximité entre les deux cultures que Zine Taoura, l’un des fondateurs de l’association, organise pour la deuxième fois cette activité en collaboration avec le Centre culturel marocain de Montréal.

«Je crois que c’est important que les deux peuples se côtoient, qu’ils apprennent à se connaître et à se comprendre. Cette journée aura comme objectif de réunir la communauté immigrante et de satisfaire à la curiosité des Québécois», a expliqué M. Taoura.

Certains endroits du VQA seront donc décorés avec des éléments culturels issus du Maghreb, une zone géographique qui rassemble plusieurs pays du nord-est de l’Afrique.

Il y aura également deux buffets : un marocain et l’autre aux saveurs plus québécoises, en prenant soin de ne pas soustraire le porc du menu. Puis, la programmation propose deux conférences historiques et de la musique traditionnelle.

La communauté maghrébine étant de plus en plus nombreuse à Drummondville, Zine Taoura ressent un besoin de partager sa culture aux Québécois. Il a espoir de voir les deux peuples échanger et ne plus avoir peur l’un de l’autre. C’est dans cet esprit de communication que sera tenue la journée sous le thème «Le Maroc s’invite au Village québécois d’antan.»

L’Association coopération amitié Canada-Maroc

Zine Taoura est arrivé au Québec alors qu’il avait 25 ans. Il est venu ici pour faire une maîtrise en gestion des PME et de leurs environnements à l’Université du Québec à Trois-Rivières. «Les façons de vivre et, surtout, le milieu du travail sont très différents ici. Au début, c’est difficile de comprendre comment ça fonctionne. Par exemple, au Maroc on demande plus facilement de l’aide tandis qu’au Québec, on nous apprend à devenir autonomes.»

S’il a fondé, avec des collègues, l’association CACM, c’est pour soutenir les immigrants dans leur intégration. Avec M. Taoura, deux autres marocains siègent au conseil d’administration, soit Imad Saoudi et Soumia Aumais, ainsi que deux Québécois, soit Odette Montcalm et André Dubé.

«Après plusieurs années au Québec, j’ai compris le système. L’intégration, ça passe d’abord par les relations sociales. Le réseau, c’est très important quand on arrive dans un nouveau pays.» Après ses études, ce dernier a longtemps hésité à s’installer soit au Québec ou au Maroc. Ce n’est qu’en 2012 qu’il a pris la décision de rester dans la belle province, car pour lui, «le Canada est une terre d’accueil et de réussite.»

Une communauté qui s’accroît

Environ une cinquante de familles maghrébines est installée dans la région de Drummondville. D’ailleurs, les missions économiques de la Société de développement économique de Drummondville (SDED) afin d’attirer de la main-d’œuvre tendent à augmenter ce nombre.

«Il y a de plus en plus de gens d’origine maghrébine dans la Ville. La communauté bouge beaucoup. Drummondville prépare un plan d’action pour faciliter l’intégration de ces familles. Il faut se poser la question : comment faire pour avoir une vision commune et inclusive pour tous?», a soulevé M. Taoura.

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