Challenger : un tournoi serré en perspective

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Par Jonathan Habashi
Challenger : un tournoi serré en perspective
Le maire Alexandre Cusson a donné le coup d’envoi du cinquième Challenger de tennis Banque Nationale de Drummondville dans le cadre d’un tournoi amical pro-am, dimanche. (Photo : gracieuseté du Challenger, Jean-Samuel Gauthier)

TENNIS. Chaque année depuis 2015, le Challenger Banque Nationale de Drummondville permet aux amateurs de tennis de découvrir certains des plus beaux talents de cette discipline sur la scène mondiale. La cinquième édition de ce tournoi professionnel ne devrait pas faire exception à la règle.

À la suite du tirage au sort du tableau principal effectué dimanche, le directeur des tournois chez Tennis Canada, Richard Quirion, s’est dit d’avis que le calibre de jeu sera relevé sur les courts du centre de tennis intérieur René-Verrier au cours de la prochaine semaine. Parmi les 48 joueurs inscrits à la compétition en simple (comparativement à 32 dans le passé), on retrouvera six membres du top 200 mondial.

«La liste des joueurs inscrits a changé beaucoup au cours des derniers jours, notamment en raison du tournoi d’Indian Wells, mais elle demeure très relevée. La parité des joueurs est très forte cette année. Il y a beaucoup de joueurs classés entre les rangs 200 et 300 sur la scène mondiale. Ce sont des gars qui se battent chaque semaine pour augmenter leur classement. Pour cette raison, c’est impossible de dire aujourd’hui qui va gagner le tournoi. Chose certaine, ça va être très serré. Je m’attends à une très belle semaine de tennis», a lancé Richard Quirion en entrevue avec L’Express.

Alain Caillé et Frank Dancevic. (Photo gracieuseté du Challenger)

Classé au 95e rang mondial de l’Association de tennis professionnel (ATP), le Lithuanien Ricardas Berankis a été établi favori du tournoi. Le droitier de 28 ans, qui a déjà atteint le top 50 il y a trois ans, a obtenu un laissez-passer pour le deuxième tour.

«Berankis est un joueur qui performe bien dernièrement. Il a signé de grosses victoires contre des gars du top 50 mondial. Malgré sa défaite au deuxième tour à Indian Wells, il a choisi de venir ici. On est chanceux de pouvoir le voir à l’œuvre à Drummondville», a affirmé Richard Quirion.

Champion de la première édition du tournoi, l’Australien John-Patrick Smith (219e mondial) a vu les organisateurs lui offrir un laissez-passer. Quant à l’Américain Denis Kudla (65e rang mondial), champion en titre de la compétition, il s’est retiré à la suite de sa participation au tournoi d’Indian Wells.

Après les prouesses, au fil des ans, des jeunes Félix Auger-Aliassime, Denis Shapovalov et compagnie, le public drummondvillois pourrait assister à l’émergence de deux des meilleurs joueurs canadiens sur la scène junior, Taha Baadi et Liam Draxl. Les deux athlètes figurent dans le top 40 mondial chez les juniors. «Ce sera intéressant de voir où se situe leur calibre face à certains des meilleurs professionnels au monde», a souligné Richard Quirion.

Martin Laurendeau. (Photo gracieuseté du Challenger)

Dès lundi, 14 matchs seront disputés sur les deux terrains du centre René-Verrier. Parmi les joueurs qui pourraient causer des surprises, mentionnons le Serbe Nikola Milojevic, le Belge Arthur De Greef, les Américains JC Aragone, Jeffrey John Wolfe et Stefan Kozlov, l’Argentin Renzo Olivo, le Français Vincent Millot ainsi que le Canadien Steven Diez. «On va avoir apprendre à les connaître. Ce sont tous des gars de bon calibre qui pourraient être dangereux pour les favoris. Ce sera intéressant de les voir à l’œuvre», a dit Richard Quirion.

En double, on retrouvera 16 équipes. Le Canadien Frank Dancevic, finaliste du tournoi drummondvillois en simple en 2015, fera équipe avec le Roumain Florin Mergea, qui a déjà atteint le septième rang mondial.

«Dancevic a décidé de mettre sa carrière en simple de côté pour se concentrer sur le double. Ce sera son premier tournoi avec Mergea, mais ils aspirent au titre. Ils sont rendus à un moment dans leur carrière où ils n’ont plus rien à prouver, mais ils veulent se donner une chance de performer en double», a expliqué Richard Quirion.

Mentionnons en terminant que dans le cadre de la journée de la famille, l’entraîneur professionnel Martin Laurendeau a prononcé une conférence durant laquelle il a abordé plusieurs sujets. Quant au maire Alexandre Cusson, il a donné le coup d’envoi du cinquième Challenger de Drummondville dans le cadre d’un tournoi amical pro-am. Aux côtés du coprésident Alain Caillé, le politicien a bravé les balles de l’Ontarien Frank Dancevic.

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