Des soirées pour les slameurs de Drummondville

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Par Erika Aubin
Des soirées pour les slameurs de Drummondville
Jean-Michel Fontaine est le fondateur de l’équipe Slam Drummond. (Photo : gracieuseté)

SLAM. Depuis quelques semaines, un groupe de slam, un mouvement de poésie urbaine, a maintenant sa place sur la scène culturelle drummondvilloise.

Jean-Michel Fontaine, «Le prof» de son nom d’artiste, voulait que le Centre-du-Québec ait lui aussi son équipe pour permettre aux poètes de s’exprimer. «À Drummondville, il manquait un espace de scène pour les artistes et poètes dans ce genre», a déclaré d’entrée de jeu le champion 2018 de Slam Montréal.

Chaque premier vendredi du mois, Slam Drummond tient une soirée publique à la salle Gaston-Mandeville. «Ce n’est pas de la poésie élitisme. J’avais ce désir que tout le monde puisse monter sur scène et exprimer un texte. Le but était vraiment de rendre la soirée accessible à tous», a expliqué l’artiste.

Selon lui, une soirée est «un momentum» qui se construit au fur et à mesure que les textes sont présentés. «On choisit cinq juges parmi les membres du public et c’est eux qui donnent leur verdict sur les prestations. L’assistance a droit de huer ou d’applaudir les décisions du jury. C’est une compétition amicale et dynamique qui augmente en intensité au fil de la soirée. L’impact est vraiment créé par les textes», a mentionné M. Fontaine. La prochaine soirée de slam aura lieu le 1er mars prochain et le coût d’entrée est une contribution volontaire, même si le montant suggéré est de 5 $.

Prochainement, les quatre grands gagnants se rendront au Grand Slam, le championnat provincial de la Ligue québécoise de slam (LIQS) qui aura lieu vers fin septembre.

Une compétition amicale, mais féroce

Slam Drummond a donc une année pour prouver que l’équipe est de calibre pour faire partie de la LIQS. Annuellement, la ligue tient un tournoi provincial, le Grand Slam. Tous les groupes reconnus se disputent alors plusieurs titres, dont les plus prestigieux sont «Équipe gagnante de l’année» et «slameur de l’année».

Au-delà de la compétition, Jean-Michel Fontaine, un enseignant qui a pris une année sabbatique pour se consacrer entre autres à ce projet, aspire à offrir un espace à ceux qui veulent s’exprimer. «Ça n’a pas besoin de rimer et d’être en alexandrin. Les textes ont simplement besoin d’être vrais. Jusqu’à présent, nous avons eu droit à des slams humoristiques alors que d’autres décrivaient plutôt des problèmes sociaux. À chacun son style et sa couleur. Le slam de poésie sert à rendre accessible cette forme d’art à “monsieur et madame tout le monde”», a-t-il conclu.

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