Une arme prohibée lui coûte sa liberté

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Par Frederic Marcoux
Une arme prohibée lui coûte sa liberté
(Photo : Depositphoto)

JUSTICE. Le Drummondvillois Patrick Couture a été condamné à une peine de trois ans de prison, vendredi, au Palais de justice de Drummondville, pour avoir eu en sa possession une arme à feu prohibée, laquelle était chargée le 20 avril 2018.

En avril dernier, un policier de la Sûreté du Québec a reçu une information indiquant que Couture se déplaçait avec une arme prohibée à l’intérieur d’une camionnette. Après vérification, la SQ apprend que le permis de conduire de Patrick Couture est sanctionné. Le lendemain, le même policier a intercepté celui qui est âgé de 41 ans. Lors de l’interception, la SQ a trouvé du cannabis, de la méthamphétamine et l’arme à feu.

«Circonstances troublantes»

«Les circonstances entourant la possession de cette arme par l’accusé sont troublantes. Des individus le soupçonnent d’avoir volé une run de drogue et menacent de s’en prendre à lui. Plutôt que de recourir aux services de protection policière, il se munit d’une arme à feu pour se protéger et bien plus : l’arme est prohibée et chargée», a mentionné le juge Gilles Lafrenière de la Cour du Québec.

Ce dernier a ensuite ajouté que l’avocat de Patrick Couture «minimisait le geste», puisqu’il a plaidé que son client voulait seulement se protéger. Me Patrick Fréchette suggérait d’ailleurs une peine de deux ans de prison, tandis que la Couronne proposait trois ans.

«Pour le Tribunal, la situation est loin d’être aussi banale qu’il ne le laisse entendre, a tranché le magistrat. L’arme peut facilement être utilisée de façon offensive. Le système de justice ne peut tolérer que des gens se fassent justice eux-mêmes. De plus, l’accusé savait qu’il lui était interdit de posséder une telle arme, puisqu’il faisait l’objet d’une ordonnance particulière.»

Le juge Lafrenière a ensuite rappelé «les nombreux antécédents» de Couture en matière de possession de stupéfiants, de vols et de bris d’engagements.

«L’infraction de posséder une arme à feu prohibée et chargée est d’une gravité importante, puisque le législateur prévoit une peine d’emprisonnement maximale de dix ans, a rappelé le magistrat. Les Tribunaux insistent sur les facteurs de dénonciation et de dissuasion, car il importe de décourager tout contrevenant de commettre l’infraction, afin de protéger la population», a-t-il expliqué.

En s’appuyant sur d’autres décisions du même genre, le magistrat a jugé que la proposition de la Couronne lui apparaissait «raisonnable». Puisque le résident de la rue Lévesque à Drummondville était déjà derrière les barreaux, depuis quelques semaines, Couture devra encore purger 22 mois et demi de prison. Une interdiction de possession d’arme à perpétuité a également été prononcée.

 

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