Hartley : «On est restés patients»

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Par Jonathan Habashi
Hartley : «On est restés patients»
Brooklyn Kalmikov et Gregory Kreutzer. (Photo : archives, Ghyslain Bergeron)

HOCKEY. Les Voltigeurs sont désormais considérés parmi les cinq plus grandes puissances au pays, mais personne ne leur fera de cadeaux d’ici la fin de la saison. Le bataillon drummondvillois a eu besoin de tout son petit change pour venir à bout des Screaming Eagles du Cap-Breton, mercredi soir, au Centre 200 de Sydney.

Entamant un voyage de trois parties en quatre jours dans les provinces atlantiques, la troupe de Steve Hartley a dû puiser au fond de ses ressources pour arracher une victoire de 3-2 en fusillade à sa rivale de la Nouvelle-Écosse. Il s’agissait du premier duel entre les deux équipes depuis le premier tour des séries éliminatoires, l’an dernier.

«Ce soir, on méritait de gagner. Nos adversaires ont fait du très bon travail dans leur zone. Ils étaient souvent en surnombre près de la rondelle. J’ai moins aimé notre deuxième période, où les punitions ont ralenti notre rythme, mais j’ai aimé la façon dont on a réagi en troisième. On est parvenu à bouger la rondelle et à sortir des coins pour contrer leur stratégie. C’est ce qui nous a permis d’aller chercher du momentum», a analysé Steve Hartley en entrevue d’après-match.

«En tenant compte du voyagement, on a joué un bon match de route, a poursuivi l’entraîneur-chef des Voltigeurs. Nos leaders ont pris les choses en charge. Défensivement, on ne leur a pas donné grand-chose. En avantage numérique, on a exécuté notre plan à la perfection, ce qui nous a permis de marquer deux buts. Nos adversaires étaient agressifs, mais on a su bouger la rondelle rapidement pour créer des surnombres. On a attaqué le filet avec conviction, comme on le fait depuis quelques matchs.»

Tirant de l’arrière 2-1 depuis le début de la deuxième période, les Voltigeurs ont parfois semblé embouteillés par la formation de l’entraîneur-chef Marc-André Dumont. Alors que les locaux avaient été punis pour avoir eu trop de joueurs sur la patinoire, Maxime Comtois est parvenu à créer l’égalité en complétant une passe transversale de Joseph Veleno avec un peu plus de huit minutes à écouler au troisième vingt.

«Après notre défaite contre Rouyn-Noranda, où on avait été moins bons à cinq contre cinq, on a rappelé à nos joueurs que les matchs seront de plus en plus serrés d’ici la fin de la saison. Dans de telles circonstances, il faut rester patient et ne pas sortir de notre plan de match. Quand on continue à jouer de la bonne façon, à l’intérieur de l’identité des Voltigeurs, notre talent va prendre le dessus et on va être récompensés. On en a eu la preuve lors des deux derniers matchs», a fait valoir Hartley, en faisant référence au triomphe de 6-3 sur le Drakkar de Baie-Comeau.

Mathias Laferrière et Xavier Simoneau. (Photo d’archives, Ghyslain Bergeron)

Après avoir raté un avantage numérique en prolongation, les Voltigeurs ont vu Derek Gentile lancer les Eagles aux commandes dès leur première tentative en fusillade. Olivier Rodrigue s’est toutefois dressé devant les deux patineurs suivants, puis Gregor MacLeod et Joseph Veleno ont battu Kevin Mandolese dans le haut du filet en décochant des tirs des poignets aussi vifs que précis. Malgré ce revers, les Eagles (31-15-1-4) sont demeurés invaincus en temps réglementaire pour un septième match consécutif.

En début de rencontre, Pavel Koltygin avait ouvert le pointage durant un jeu de puissance. Mitchell Balmas a riposté quelques instants plus tard, puis Mathias Laferrière a donné les devants aux Eagles en début de deuxième période. Gregory Kreutzer purgeait une punition pour obstruction.

Les Voltigeurs ont dirigé 28 tirs vers le filet de Mandolese, qui a hérité de la première étoile de la soirée. Auteur de 16 arrêts, Rodrigue a décroché sa 29e victoire en 2018-2019, lui qui domine le circuit Courteau à ce chapitre. Le gardien de 18 ans est d’ailleurs en voie de battre le record d’équipe de 33 gains en une saison détenu par Vincent Riendeau depuis maintenant 33 ans.

Guay : la prudence est de mise

Toujours ennuyé par une élongation musculaire au bas du corps, Nicolas Guay a raté un troisième match consécutif. Le capitaine des Voltigeurs a subi cette blessure lors d’un entraînement il y a une dizaine de jours.

«Nicolas a patiné à pleine force hier, mais il a ressenti un élancement à la fin de la pratique. Si on était en séries, il aurait joué, mais à six semaines des séries, on veut éviter qu’il aggrave sa blessure. On ne veut pas qu’il traîne ça longtemps. C’est pourquoi on ne va pas le ramener trop hâtivement. On va attendre qu’il soit totalement rétabli», a expliqué Steve Hartley.

De retour au deuxième rang du classement général dans la LHJMQ, les Voltigeurs (38-10-2-0) rendront visite aux Islanders de Charlottetown (29-15-2-3), vendredi soir. Il s’agira d’un retour dans la capitale de l’Île-du-Prince-Édouard pour Pierre-Olivier Joseph, qui sera d’ailleurs honoré par son ancienne organisation avant la partie. Xavier Bernard affrontera également ses ex-coéquipiers pour la première fois depuis l’échange du 23 décembre dernier.

«Ce sera assurément un moment spécial pour Pierre-Olivier. Il a vécu de bons moments à Charlottetown en tant que capitaine de cette équipe. Il est une bonne personne et c’est pourquoi il est tant apprécié partout où il passe. Je suis certain que la foule va lui réserver un bel accueil», a affirmé Steve Hartley.

Auteur de deux passes face aux Eagles, Joseph revendique maintenant 11 points (0-11) ainsi qu’un différentiel de +5 en 17 parties avec les Voltigeurs. Quant à Bernard, il a obtenu cinq mentions d’assistance et conservé une fiche de -10 en 16 joutes depuis qu’il s’est joint aux Islanders.

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