Le nouveau RID avec Normand Bernier à la barre

Par Jean-Pierre Boisvert
Le nouveau RID avec Normand Bernier à la barre
Normand Bernier (Photo : Jean-Pierre Boisvert)

DRUMMONDVILLE. Communication, transparence et respect. Ces trois mots reviennent souvent dans la conversation avec le nouveau directeur général du Regroupement interculturel de Drummondville (RID), Normand Bernier.

Sous sa gouverne, le RID sera plus visible et encouragera des partenariats avec d’autres organismes de la région, tels la Chambre de commerce et d’industrie de Drummond (CCID) et la Société de développement économique de Drummondville (SDED), notamment.

Celui qui fut directeur général du Cégep de Drummondville de 2003 à 2011 appliquera dans ses nouvelles fonctions les trois mêmes ingrédients qui lui ont permis de bâtir une confiance mutuelle au sein d’une équipe de travail, source d’un climat sain.

«Une bonne communication c’est essentiel pour se comprendre et pour dire ce qu’on fait. La transparence est tout aussi importante dans le sens qu’il faut dire les vraies affaires. Le respect, c’est la base de toute relation; que ce soit en groupe ou dans un couple, en affaire comme en amour, le respect tient tout ensemble», explique essentiellement le DG qui a été nommé le 9 juillet.

Normand W. Bernier connaît bien la communauté drummondvilloise. Il a participé entre autres à des conseils d’administrations, dont ceux du CSSS Drummond et de l’Orchestre symphonique de Drummondville. Il fut aussi président du conseil des partenaires du marché du travail de Drummondville de 2006 à 2011.

«Quand un immigrant installé à Montréal se fait proposer d’aller en région, comme à Drummondville par exemple, il demande aussitôt : y a-t-il du travail ? C’est normal qu’il pose cette question et, par conséquent, le RID est impliqué dans cette recherche même si n’est pas dans son mandat officiel de lui trouver un emploi. C’est pour cette raison que je vois un plus grand partenariat avec des organismes implantés dans le milieu comme la CCID et la SDED. C’est sûr que nous sommes un organisme soumis aux subventions et nous ne pouvons en faire plus que ce que nous permet notre budget annuel de 700 000 $. Évidemment, j’aimerais que la Ville, qui est l’un de nos commanditaires, contribue davantage mais je dois admettre que nous avons des preuves à faire. Le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion est aussi plus sévère et ses fonctionnaires plus exigeants dans les rapports que nous devons fournir pour justifier les subventions. C’est le retour du balancier. Avant c’était plus permissif, maintenant c’est plus serré. Ça tombe bien, j’ai toujours été assez «cheap» dans mes dépenses», reconnait-il.

Un lieu cosmopolite

Les bureaux du RID, situés à l’étage de l’édifice à l’angle des rues Saint-Jean et Lindsay, comptent une dizaine d’employés qui témoignent d’un certain cosmopolitisme. Ils sont originaires tantôt de l’Algérie, de la Tunisie, de la Suisse, de la Colombie, du Togo, de la Macédoine et même des Îles Cormoran.

Sur le même étage, on trouve aussi deux grands appartements, entièrement meublés, qui servent à dépanner temporairement des familles d’immigrants ou de réfugiés qui sont arrivés complètement démunis. Ils sont inoccupés actuellement.

«Dans notre mandat d’accueil, on doit répondre à des besoins primaires, comme le logement pour les parents et leurs enfants. On en a vu l’an dernier arriver en pleine nuit. Ensuite, il y a la nourriture. Il y a un budget pour ça. Et pour la santé, nous avons maintenant une personne resssource, Dania Dan-Dicko, originaire du Togo, qui a pu être embauchée grâce au programme «Ici Santé». Il y a beaucoup de bénévolat autour de l’organisme et c’est une très bonne chose, notamment pour accompagner les nouveaux arrivants à l’hôpital. Drummondville est reconnue comme une ville accueillante», atteste Normand Bernier.

Au rez-de-chaussée de l’édifice, les traces de la faillite de la Coopérative Goûts du monde sont visibles. Le RID a laissé beaucoup d’énergie et d’investissement dans cette aventure malheureuse et il est assuré, comme le promet Normand Bernier, que son organisme ne s’y fera pas prendre une autre fois.

 

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