Kaylen Gauthier : «Tracer mon propre chemin»

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Par Jonathan Habashi
Kaylen Gauthier : «Tracer mon propre chemin»
Kaylen Gauthier enfile le chandail des Voltigeurs sous les yeux de son père Denis. (Photo : Ghyslain Bergeron)

HOCKEY. Au milieu des années 1990, Denis Gauthier a fait vibrer le Centre Marcel-Dionne, où son nom et son numéro flottent désormais à perpétuité. Un quart de siècle plus tard, voilà que son fils Kaylen fait son entrée dans la grande famille des Voltigeurs.

Réclamé en septième ronde par l’organisation drummondvilloise lors du repêchage de la LHJMQ, samedi, au Centre Gervais auto de Shawinigan, Kaylen Gauthier a vécu ce précieux moment aux côtés de son paternel, qui fait lui-même partie des têtes dirigeantes du club. Le défenseur de 15 ans est un produit du programme des Sénateurs du Collège Saint-Bernard, où il a déjà été dirigé par Sébastien Charpentier.

«Je me sens choyé. Je veux jouer pour les Voltigeurs depuis que je suis tout petit. De pouvoir suivre les traces de mon père, c’est tout un honneur, mais je n’ai pas d’attentes non plus. Je veux tracer mon propre chemin. D’ici deux ans, je me vois avec l’équipe», a lancé Kaylen Gauthier lorsque rencontré près de la table des Voltigeurs.

À 5 pieds, 9 pouces et 150 livres, Gauthier est loin de posséder le gabarit de son illustre père. Le jeune homme se décrit plutôt comme un défenseur polyvalent, lui qui a obtenu 8 points (1-7) en 29 matchs la saison dernière.

Kaylen Gauthier a été accueilli par son père Denis. (Photo : Ghyslain Bergeron)

«Je peux apporter de l’offensive, mais je suis aussi très fiable défensivement. Physiquement, je ne suis pas le plus gros, mais je n’ai pas peur de donner ni de recevoir des mises en échec. Bref, je suis capable de contribuer dans toutes les facettes du jeu», a expliqué celui qu’on voyait souvent dans l’entourage du club à l’époque où son père occupait un poste d’entraîneur-adjoint.

À deux pas de là, Denis Gauthier cachait difficilement ses émotions. «Je suis super fier! C’est un honneur pour nous. Kaylen a grandi avec l’organisation. Pour lui, c’était un rêve inatteignable. Il partait de loin, mais il a mis tellement d’efforts pour y arriver. C’est un jeune homme têtu, discipliné et acharné. C’est ce qui lui a permis de s’améliorer et de se renforcer physiquement avec le temps», a-t-il expliqué, en comparant son fils à un autre défenseur natif de Drummondville.

«Kaylen est un peu à l’image de Charles-David Beaudoin. C’est un passionné. Il a beaucoup de caractère et de leadership en lui. C’est pourquoi je ne suis pas inquiet : il est prêt à vivre avec la pression et à tracer son propre chemin.»

«Sur la glace, il ne flashe pas nécessairement, mais il est efficace dans tout… un peu comme Charles-David. Il est solide en sortie de zone et il n’a pas peur du jeu physique. Chose certaine, il a plus de patin et de talent que moi!», a ajouté l’ancien hockeyeur professionnel de 42 ans.

Denis Gauthier, Kaylen Gauthier et Sébastien Charpentier. (Photo : Ghyslain Bergeron)

Faisant partie du comité hockey des Voltigeurs, Denis Gauthier a été bien clair avec les responsables du recrutement de l’organisation.

«Je leur ai dit qu’ils n’avaient aucune faveur à me faire ni de service à me rendre. Je voulais qu’ils repêchent mon fils seulement si c’était leur volonté. D’ailleurs, je sais que d’autres équipes étaient intéressées à ses services. Je n’ai donc rien à voir avec cette décision. Si Kaylen a été repêché, c’est avant tout parce qu’il le mérite», a dit celui qui a disputé quatre saisons à Drummondville entre 1992 et 1996, agissant comme capitaine et établissant un record d’équipe (25 buts pour un défenseur) à sa dernière campagne.

L’autre fils de Denis Gauthier, Ethan, sera admissible au repêchage de la LHJMQ en 2021. Le talentueux jeune attaquant du Collège Saint-Bernard est considéré comme l’un des meilleurs joueurs d’âge pee-wee au Québec.

Dans l’histoire des Voltigeurs, on retrouve deux duos père-fils. Robert et Jonathan Lessard ont joué quelques rencontres avec l’équipe en 1982 et 2008 respectivement. Plus récemment, le fils d’Éric Plante, le Drummondvillois Jérémie Plante, a disputé quelques parties hors-concours dans l’uniforme des Rouges.

Cournoyer devient un Rempart

Julien Gagnon, Patrick Roy, Edouard Cournoyer et Marc-Édouard Vlasic. (Photo : Ghyslain Bergeron)

Un autre défenseur formé au sein des Sénateurs du Collège Saint-Bernard, Édouard Cournoyer, a été repêché en neuvième ronde par les Remparts de Québec, samedi. Le Majoriquois de 15 ans masquait difficilement son excitation.

«Juste de serrer la main de Patrick Roy, c’est incroyable!», a lancé celui qui rejoint notamment l’attaquant drummondvillois Olivier Mathieu chez les Diables Rouges.

Signe de son flair offensif, Cournoyer a amassé 22 points (4-18) en 28 parties la saison dernière.

«Je suis solide tant défensivement qu’offensivement. Je suis bon en protection de rondelle et j’aime distribuer des coups d’épaule. J’aime être impliqué dans des matchs serrés. Je suis bon sous pression», a énuméré l’arrière de 5 pieds, 8 pouces et 166 livres.

Tous trois originaires de la région de Drummondville, Jérémy Lapointe, Édouard Cournoyer et Kaylen Gauthier ont déjà évolué ensemble dans les rangs pee-wees BB. (Photo gracieuseté)

«La LHPS gagne vraiment à être connue. Plusieurs joueurs seraient capables d’évoluer dans le midget AAA, mais ils préfèrent mettre l’accent sur leurs études. C’est une ligue qui grandit chaque année», a ajouté Cournoyer.

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