Olivier Hotte ne regrette pas son choix

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Par Jonathan Habashi
Olivier Hotte ne regrette pas son choix
L'ex-Voltigeur Olivier Hotte file le parfait bonheur avec les Patriotes de l'UQTR. (Photo d'archives

Après une brève expérience dans le hockey professionnel mineur, Olivier Hotte a opté pour le hockey universitaire. L’ancien défenseur des Voltigeurs de Drummondville ne regrette pas son choix.

À l’issue de son stage de trois ans dans les rangs juniors, Hotte a fait le saut avec les Sundogs de l’Arizona, une équipe de la Ligue centrale de hockey affiliée aux Coyotes de Phoenix, la saison dernière. En milieu de campagne, le robuste arrière de six pieds et 194 livres a toutefois choisi d’abandonner sa carrière professionnelle pour se joindre aux Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières.

«Quand tu te retrouves dans la Ligue centrale, tu te sens à la fois proche et loin de la grande ligue. À un certain moment, j’ai pris du recul. Je me suis rendu compte que je n’étais pas prêt à faire les sacrifices nécessaires pour continuer Je ne regrette pas d’avoir tenté l’expérience professionnelle, mais je ne regrette pas non plus d’être retourné à l’école», a raconté Hotte lorsque croisé au Centre Marcel-Dionne, mercredi soir, à l’occasion du match entre les Voltigeurs et les Olympiques de Gatineau.

«J’étudie présentement en enseignement à l’éducation physique. Avec mon diplôme, je vise d’être recruté dans un programme sport-études», a-t-il ajouté.

Réputé pour sa fiabilité en défensive et ses percutantes mises en échec, Hotte a rapidement pris sa place au sein des Patriotes, qu’il a aidé à atteindre le championnat canadien de hockey universitaire disputé à Fredericton, le printemps dernier. Cette saison, les Trifluviens trônent au premier rang de leur division au sein du circuit regroupant les universités du Québec et de l’Ontario. Celui qui célébrera ses 22 ans au cours des prochains jours vient d’effectuer un retour au jeu après subi une blessure à l’épaule.

«J’adore mon expérience à Trois-Rivières, où j’occupe un rôle tant offensif que défensif. Notre équipe a beaucoup changé depuis la saison dernière, mais on mise sur un bon mélange de jeunes et de vétérans. On vise rien de moins que de gagner les séries éliminatoires», a partagé Hotte.

Ayant soulevé la Coupe du Président  et participé au tournoi de la Coupe Memorial avec les Voltigeurs au printemps 2009, Hotte continue de suivre les activités de son ancienne équipe d’un œil intéressé, lui qui est d’ailleurs toujours en couple avec une Drummondvilloise.

«Je viens parfois voir des matchs. Je connais bien Jérémie Malouin et Jordan Murray, avec qui j’ai joué à Bathurst», a souligné celui qui a été le premier récipiendaire du titre de plombier de l’année chez les Voltigeurs à l’issue de la saison 2009-2010.

Populaire, le hockey universitaire

Au sein des Patriotes, Hotte côtoie deux anciens joueurs des Voltigeurs en Guillaume Nadeau et Olivier Donovan. Jusqu’à l’an dernier, Alexandre Demers évoluait aussi pour cette formation.

À nouveau cette saison, de nombreux produits de l’organisation drummondvilloise ont fait leur niche à travers le hockey universitaire canadien. À eux seuls, les Redmen de l’Université McGill en comptent cinq… et pas les moindres : Jean-Philippe Mathieu, Marc-Olivier Vachon, Jonathan Brunelle, Benoît Lévesque et Ryan McKiernan. C’est sans compter que Dany Massé se joindra à cette équipe l’an prochain.

Ailleurs au Canada, on retrouve notamment Michael Santini et Mackenzie Micks (York), Jean-Sébastien Fournier (Ottawa), Sébastien Payette, Olivier Jannard et Corey Garland (Concordia), Alex Emond, Pier-Antoine Dion et Rémi Blanchard (Moncton), Marc-Antoine Desnoyers (Nouveau-Brunswick), Mike MacIsaac (Île-du-Prince-Édouard) ainsi que Sébastien Bernier (St Thomas). Andrew Randazzo évoluait également dans les rangs universitaires l’an dernier (Oshawa), mais il a pris le chemin du hockey professionnel cette saison avec les RiverKings du Mississippi.

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