Un premier Centre de ressources de Cannabis à Drummondville

Un premier Centre de ressources de Cannabis à Drummondville

Un premier consultant de cannabis est disponible sur la rue Saint-Marcel.

«C’est une clinique médicale. On ne vend pas de cannabis ici et il n’y a aucune drogue dans notre local». C’est la clarification que tient à apporter Pascal Roy qui vient d’ouvrir dans le local situé au 266 rue Saint-Marcel le Centre de ressources de Cannabis (CRC), le premier du genre à Drummondville.

L’organisme, qui compte plusieurs bureaux au Québec, joue le rôle de consultant auprès de personnes admissibles à recevoir une prescription de cannabis.

«Il faut une condition médicale qui prouve que le cannabis, qui sera prescrit par un médecin, après une rencontre ici avec le patient, est utilisé comme médicament de dernier recours. Un peu comme la morphine», indique Pascal Roy qui précise du même souffle «c’est une clinique médicale ici. On ne vend pas de cannabis et il n’y a aucune drogue dans notre local».

Bien que l’actualité mette souvent à l’avant-plan les antagonismes liés à la marijuana et au projet de loi fédérale traitant de sa légalisation, le sujet demeure tabou et Pascal Roy ne veut pas dire si les médecins qui passeront à sa clinique sont de la région. «Il y aura une infirmière ici qui recevra les dossiers, qui fera la compilation et prévoira un rendez-vous avec un médecin. Selon la demande, le médecin viendra à la clinique une à plusieurs fois par semaine. Si le médecin donne son autorisation pour une ordonnance, le cannabis sera livré par l’un des producteurs licenciés au Canada», expose-t-il.

Il y a une quarantaine de licences qui ont été autorisées à ce jour par Santé Canada en vertu du Règlement sur l’accès au cannabis à des fins médicales (RACFM). On en trouve 26 en Ontario, 10 en Colombie-Britannique et un seul au Québec.

Le site de Santé Canada souligne que «seuls les producteurs qui sont autorisés à produire et à vendre de la marijuana au public peuvent vendre ou fournir de la marijuana séchée, de la marijuana fraîche, l’huile de cannabis, ou des matières premières aux membres du public admissibles».

Pascal Roy fait observer la différence entre les deux sortes de cannabis. «Il y a le cannabis bien connu avec le THC (tétrahydrocannabinol) et il y le cannabis avec CBD qui n’a pas d’effet hallucinogène et qui joue sur le système nerveux avec la propriété de calmer. Le patient se verra prescrire l’une des deux sortes..»

Selon le Centre de ressources de Cannabis (CRC), la célèbre plante peut atténuer de nombreuses difficultés d’ordre médical. Que ce soit pour le cancer, le Syndrome de Gilles de la Tourette, les convulsions, les migraines, le glaucome, la sclérose, le TDA, la maladie de Crohn ou l’Alzheimer, l’usage de la mari peut comporter des bénéfices.

«Le cannabis que nous prescrivons est d’une qualité approuvée par Santé Canada qui surveille étroitement sa production. Le but n’est pas récréatif, le but est médical», de répéter Pascal Roy.