Sudation mortelle à Durham-Sud: la prison pour les trois accusés

Sudation mortelle à Durham-Sud: la prison pour les trois accusés

Le trio devra se présenter à la prison d'ici le 17 novembre.

Crédit photo : Ghyslain Bergeron

SENTENCE. Gabrielle Fréchette, Gérald Fontaine et Ginette Duclos ont reçu leur sentence, vendredi matin, au palais de justice de Drummondville d’où ils ont pris le chemin de la prison.

Les trois accusés, impassibles, tous trouvés coupables de négligence criminelle en décembre 2014 causant la mort de Chantal Lavigne en juillet 2011 lors d’une séance de sudation à Durham-Sud, se sont présentés devant la juge Hélène Fabi afin d’entendre les peines imposées. Pendant un peu plus d’une heure, la juge a fait la lecture des sentences en notant les circonstances atténuantes et les facteurs aggravants de chacun des accusés.

Gabrielle Fréchette, considérée comme la responsable de la séance de sudation, écope d’une peine de trois ans d’emprisonnement en plus d’une interdiction de possession d’arme de dix ans. Selon la cour, le risque de récidive n’est pas exclu en raison d’un environnement connexe avec ses activités et que c’est sa seule source de revenus.

Pour Ginette Duclos et Gérald Fontaine, les deux assistants lors des événements reprochés, la juge Fabi leur impose une sentence de deux ans chacun. Les deux accusés agissaient sous les ordres de Gabrielle Fréchette et, selon la cour, le risque de récidive est faible, voire exclu dans les deux cas. Ils sont aussi interdits de possession d’arme pendant une période de dix ans.

Ils ont tous trois marché vers la boîte des accusés pour ensuite être dirigés vers différents centres de détention.

Un message clair de la part de la couronne

La juge Hélène Fabi a mentionné, à plusieurs reprises, que la seule manière d’éviter la prolifération de ce genre d’événement était de passer un message clair auprès de la population qui pourrait être tentée de pratiquer ce genre de séance.

À sa sortie de la cour, l’avocate de la couronne, Me Magali Bernier, affirmait que la peine devait lancer un message clair à la société et dissuader quiconque de reproduire le comportement des accusés.

«Les peines imposées reflètent bien la gravité de l’infraction et le cas fera jurisprudence compte tenu qu’il n’y a aucun cas répertorié au Québec», d’ajouter Me Bernier.

Il n’a pas été possible de discuter avec les trois différents avocats des accusés à la suite du jugement afin de savoir si un appel sera déposé.

À lire aussi, les commentaires des proches de la victime.