Haltérophilie : Lamarche-McClure sixième au championnat panaméricain

Haltérophilie : Lamarche-McClure sixième au championnat panaméricain

Caroline Lamarche-McClure s’est qualifiée pour le championnat mondial universitaire qui aura lieu en septembre, en Pologne.

Crédit photo : gracieuseté

HALTÉROPHILIE. Caroline Lamarche-McClure continue de gravir les échelons sur la scène mondiale de l’haltérophilie. L’athlète de Saint-Edmond-de-Grantham vient de participer au championnat panaméricain senior de cette discipline, à Santo Domingo, en République dominicaine.

Dans les Caraïbes, Lamarche-McClure a réalisé une performance de 181 kg, ce qui lui a permis de terminer en sixième position dans sa catégorie. En plus de soulever 83 kg à l’arraché, la jeune femme de 22 ans a réalisé un épaulé-jeté de 98 kg. Du coup, elle s’est qualifiée pour le championnat mondial universitaire qui aura lieu du 20 au 23 septembre, en Pologne.

«Je suis satisfaite de mes performances dans l’ensemble, même si ce n’est pas mon meilleur résultat. Avec la chaleur, les conditions n’étaient pas idéales, mais j’ai atteint mes objectifs», a-t-elle raconté au lendemain de sa prestation.

C’est grâce à ses performances au dernier championnat provincial que Lamarche-McClure s’est qualifiée pour cette prestigieuse compétition regroupant des athlètes de 26 pays. La membre du club La Machine rouge de Saint-Hyacinthe a soulevé un total de 184 kg, réussissant notamment un record personnel de 84 kg à l’arraché. Elle s’est ainsi classée au deuxième rang de sa catégorie (58 kg) au Canada.

«Pour avoir du succès en haltérophilie, ça prend beaucoup de discipline et d’éthique de travail. C’est aussi un sport très technique. Quand tu jettes le poids, il doit tomber à la bonne place! L’aspect du poids corporel n’est pas à négliger. Tu dois toujours garder un œil sur la balance et avoir une diète particulière. Même en dehors de la saison, tu dois faire des efforts», a fait observer cette étudiante en droit à l’Université Laval de Québec.

Lamarche-McClure s’apprête maintenant à prendre part au championnat canadien senior, dès cette fin de semaine, à Mississauga. Rappelons que le Drummondvillois Jonathan Sarrazin, du club des Voltigeurs, participera également à cette épreuve nationale en sol ontarien.

«C’est la première fois que je participe à deux compétitions aussi collées. Ça m’oblige à me reposer pour garder mes forces et mon poids stable», a-t-elle expliqué.

Caroline Lamarche-McClure (Photo gracieuseté)

Une athlète modèle

Dirigeant Caroline Lamarche-McClure depuis cinq ans, Denis Desgranges la décrit comme une athlète très disciplinée.

«Caroline est très dédiée à son sport. La semaine, elle s’entraîne à Québec à travers ses études universitaires. La fin de semaine, elle s’entraîne à Saint-Hyacinthe ou à Drummondville avec les Voltigeurs. Elle ne manque jamais un entraînement. C’est une athlète modèle qui ne tourne pas les coins ronds. Elle fait tout ce qu’il faut pour avoir du succès», a affirmé l’entraîneur du club La Machine rouge.

«En compétition, elle arrive toujours sur le plateau très motivée. Elle veut réussir et elle a une belle attitude», a-t-il ajouté.

Au cours des dernières années, Lamarche-McClure est montée sur le podium à plusieurs reprises au championnat canadien, d’abord chez les juniors, puis chez les seniors. Son prochain objectif consiste à se qualifier pour le championnat du monde senior.

«La compétition est féroce sur la scène mondiale dans la catégorie des 58 kg. C’est un poids assez standard chez les femmes», a précisé Denis Desgranges.

Ancienne joueuse de basketball, Caroline Lamarche-McClure s’est intéressée à l’haltérophilie alors qu’elle fréquentait l’école secondaire Marie-Rivier. Elle a fait ses débuts au sein du club des Riverains avant de se diriger à Saint-Hyacinthe.

«J’ai essayé ça et j’ai aussitôt aimé l’ambiance qui régnait dans le club. L’haltérophilie, c’est vite devenu ma passion. Au fil des ans, j’ai vécu de belles expériences grâce à ce sport. Ça m’a permis de voyager autour du monde. Je me sens chanceuse de vivre ça», a conclu Caroline Lamarche-McClure, en prenant soin de remercier son coach qui l’aide à allier la pratique de son sport avec la poursuite de ses études.

Un sport, deux mouvements…

– L’arraché : mouvement qui consiste à tirer la barre en un seul temps, du sol au bout des bras, tendus verticalement au-dessus de la tête.

– L’épaulé-jeté : mouvement effectué en deux temps. Consiste à tirer la barre du sol aux épaules dans un premier temps, puis, dans un deuxième temps, à projeter la barre au bout des bras, tendus au-dessus de la tête avec une poussée des jambes et des bras.