«C'est la rançon de la gloire»

- Luc Sylvain

Jonathan Habashi jonathan.habashi@tc.tc
Publié le 11 novembre 2016
Luc Sylvain
TC Media – archives Ghyslain Bergeron

FOOTBALL. L'expérience de Luc Sylvain avec le Vert et Or pourrait avoir été de courte durée. L'équipe de football de l'Université de Sherbrooke a renvoyé l'entraîneur-chef David Lessard jeudi.

Adjoint du coordonnateur offensif Mathieu Pronovost, Luc Sylvain venait à peine de compléter sa première saison au sein du personnel d'entraîneurs sherbrookois. Le sort des différents adjoints repose désormais dans les mains du futur entraîneur-chef de l'équipe, qui devrait être nommé rapidement.

Ne sachant pas ce que l'avenir lui réserve, l'ancien entraîneur-chef des Voltigeurs du Cégep de Drummondville souhaite d'abord laisser la poussière retomber sur cet épisode.

«Je vais attendre de voir si les coordonnateurs seront de retour ou non, mais je ne me fais pas trop d'illusions là-dessus. Habituellement, un nouvel entraîneur-chef arrive avec son propre personnel. Par la suite, je vais évaluer les différentes options qui vont s'offrir à moi, que ce soit dans les rangs universitaires ou collégiaux», a commenté l'homme de football drummondvillois au lendemain de cette annonce.

«Je comprends que c'est une décision administrative, mais je trouve ça décevant et un peu acide pour David Lessard. Il a mis beaucoup de temps et d'énergie dans son travail au fil des ans. Mais à la fin, on s'entend qu'un coach est payé pour gagner. C'est la rançon de la gloire.»

Gracieuseté Yves Longpré

Pour la première fois depuis 2009, le Vert et Or (3-5) a été écarté des séries éliminatoires dans le circuit de football universitaire québécois.

«La parité dans la ligue a fait en sorte que Concordia et McGill ont fait un pas en avant pendant que notre programme faisait un pas en arrière, a concédé Luc Sylvain. Je ne suis pas du genre à trouver des excuses, mais notre calendrier ne nous avantageait pas du tout. On a affronté quatre fois Montréal et Laval, comparativement à deux fois pour ceux qui nous ont devancés au classement. C'est ce qui a fait la différence.»

Malgré les difficultés du Vert et Or, Luc Sylvain a dit avoir adoré son expérience à Sherbrooke. Il a notamment eu la chance de diriger quelques produits du programme des Voltigeurs, tels que Guillaume Conraud-Arès, Anthony Gosselin, Louis Leclerc, David Fortier, Anthony Chagnon et Jonathan Sarrazin.

«Le football universitaire, c'est vraiment une autre étape, la dernière avant les rangs professionnels. Ce qui me dépasse le plus, c'est l'implication et la volonté des jeunes. Ils mettent énormément d'efforts, de temps et d'énergie dans le football, mais aussi dans leurs études. Ils parviennent à performer sur le terrain et à sortir de là avec un diplôme en poche. Je leur lève mon chapeau», a conclu celui qui continue de diriger le programme de football scolaire des Sénateurs du Collège Saint-Bernard.