Robitaille et les Tigres gonflés à bloc

Robitaille et les Tigres gonflés à bloc

Louis Robitaille

Crédit photo : archives, Ghyslain Bergeron

HOCKEY. Une autre chapitre de la guerre de la route 122 s’écrira samedi après-midi, dans le cadre de la Classique hivernale de Drummondville. Acteur de la rivalité entre les Voltigeurs et les Tigres depuis maintenant six ans, Louis Robitaille attend ce rendez-vous avec impatience.

«Ça fait longtemps qu’on attend cette date. C’est quelque chose de gros pour nos joueurs. On a tous hâte de vivre ce bel événement, mais d’ici là, on a deux gros matchs à jouer mercredi et jeudi soir. On doit garder notre focus là-dessus avant de penser à la Classique», a lancé l’entraîneur-chef des Victoriavillois d’entrée de jeu.

La veille de l’affrontement, les joueurs des Félins fouleront la glace du stade temporaire Victor-Pepin en avant-midi. «Cette pratique va nous permettre de nous imprégner de l’endroit. On veut que nos joueurs apprivoisent l’équipement, la glace et les conditions météo. Le but, c’est de ne pas avoir de surprise et d’être prêt pour le gros match du lendemain», a expliqué Robitaille.

Il y a quelques années, Robitaille a eu la chance de vivre un match en plein air dans l’uniforme des anciens Bears de Hershey, en Pennsylvanie. «Chaque Classique a ses particularités. À Hershey, il ne faisait pas si froid. C’était un stade de football et les estrades étaient assez loin de la patinoire. À Drummondville, les gens seront plus proches de l’action. Le feeling sera différent», a souligné l’ancien hockeyeur professionnel.

En plus de puiser dans son expérience personnelle, Robitaille a consulté son protégé Maxime Comtois et l’entraîneur-adjoint des Sénateurs d’Ottawa, Martin Raymond, qui ont vécu une partie à l’extérieur plus tôt cette saison.

«Ils m’ont éclairé sur certains aspects. Grâce à leur expérience, on va pouvoir mieux s’adapter aux conditions climatiques, que ce soit le froid, le vent ou la neige. Dépendamment de la qualité de la glace, on va demander à nos joueurs de garder les choses simples», a dit Robitaille, qui assistera évidemment au duel contre le Phoenix de Sherbrooke, vendredi soir.

L’apport de Sévigny, Gravel et Côté

Yvan Mongo et Mathieu Sévigny (Photo d’archives, Ghyslain Bergeron)

Identifiés parmi les équipes favorites pour soulever la coupe du Président le printemps prochain, les Tigres ont connu un début de saison en deçà des attentes. La formation des Bois-Francs joue toutefois du hockey plus inspiré depuis quelques semaines.

«À cause des blessures, on a joué un seul match avec notre alignement complet. On a toutefois beaucoup de profondeur. Depuis notre défaite en prolongation à Boisbriand, au début du mois de décembre, le vent a commencé à tourner. Présentement, j’aime notre engagement et notre éthique de travail. On est sur la bonne voie», a affirmé Louis Robitaille.

L’entrée en scène de l’attaquant Vitalii Abramov, du défenseur Dominic Cormier et du gardien Étienne Montpetit, a également confirmé le statut de favoris des Tigres.

«Ce sont trois joueurs de haut niveau. Comme ils ont été acquis à différents moments, ils ont eu le temps de bien s’adapter à l’équipe. Ils nous rendent de précieux services.»

Par ailleurs, les Tigres misent sur trois autres anciens membres des Voltigeurs dans leurs rangs, dont Mathieu Sévigny. L’attaquant de 19 ans a toutefois été sur la touche pendant deux mois en raison d’une sévère commotion cérébrale.

«C’est survenu à un mauvais moment, parce que Mathieu commençait à se sentir à l’aise dans le vestiaire et sur la glace. Puis, à son retour, il est tombé malade. Il faudra lui donner le temps pour retrouver ses repères. Si on est allé le chercher, c’est pour qu’il nous aide en séries. C’est un athlète de caractère et un travailleur acharné. Il est efficace dans les deux sens de la patinoire», a souligné Robitaille.

Rayé à quelques reprises par les Voltigeurs la saison dernière, le défenseur Jérôme Gravel s’est quant à lui hissé dans le top quatre des Tigres à la ligne bleue. «Jérôme représente une belle surprise. Il nous a forcé la main. C’est un gars qui joue avec cœur. Il s’impose physiquement et son éthique de travail est excellente», a indiqué Robitaille.

Pour sa part, Jérémy Côté fait partie de la profondeur des Félins en offensive. L’attaquant de 18 ans est natif de Saint-Félix-de-Kingsey, à mi-chemin entre les deux villes centricoises. «Jérémy a une attitude exceptionnelle. C’est une bonne personne et il travaille fort chaque jour. Plus ça va, plus il gagne en confiance en zone offensive.»

Charpentier et Raymond, des conseillers

Martin Raymond et Louis Robitaille (Photo d’archives, Ghyslain Bergeron)

Depuis quelques semaines, Robitaille est appuyé dans ses fonctions par Sébastien Charpentier. L’ancien gardien originaire de L’Avenir est de retour dans l’organisation des Tigres après un bref passage derrière le banc des Dragons du Collège Laflèche de Trois-Rivières.

«Sébastien est plus qu’un adjoint, c’est un conseiller. C’est une personne loyale, passionné et dédiée. J’apprécie son calme et son flair. Il me complète à merveille. C’est comme un vieux sage qui me ramène à l’ordre si je tombe dans les émotions. Comme il n’est pas dans le feu de l’action derrière le banc, il nous amène un regard extérieur sur la situation», a expliqué Robitaille.

Le pilote des Tigres demeure également en contact constant avec Martin Raymond, qu’il a épaulé durant un peu plus de deux saisons chez Voltigeurs. Les deux hommes ont été congédié en même temps, en novembre 2015.

«Mario Duhamel est celui qui m’a donné ma première chance dans la LHJMQ, mais Martin Raymond est devenu un mentor pour moi au fil du temps. C’est à ses côtés que j’ai formé mon identité de coach. En le côtoyant, je suis devenu une meilleure personne et un meilleur entraîneur», a conclu l’homme de hockey de 35 ans.

Un don pour Kory-Antony

En compagnie de Martin Raymond et Charles-David Beaudoin, Louis Robitaille a lancé une campagne de financement afin de venir en aide à Kory-Antony Roy-Lagacé, un jeune amateur de hockey du Bas-Saint-Laurent qui souffre d’une maladie orpheline.

«Le but est d’amasser 10 000 $ pour que sa famille puisse faire l’achat d’une chambre hyperbare. C’est d’ailleurs une compagnie de Drummondville, Oxysoins, qui offre ce produit», a précisé Louis Robitaille, en invitant les gens à faire un don en se rendant à l’adresse https://fundrazr.com/korychambrehyperbare.

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