Les temps changent pour le cyclisme

Les temps changent pour le cyclisme

CYCLISME. À l’ère du défi Pierre Lavoie et de la promotion des saines habitudes de vie, le cyclisme continue de gagner en popularité, et Drummondville ne fait pas exception. 

«Il y a un engouement pour le vélo, ça c’est certain», croit le directeur général de Réseaux plein air et de Parc Aventure Drummond, Laval Carrier. Plus les choses évoluent, plus le transport actif est favorisé et la voiture, un peu délaissée.

Au moment de son périple à vélo de Vancouver à Terre-Neuve, il y a des années, Laval Carrier se sentait plus comme un drôle d’oiseau que comme la norme. Les temps ont changé, d’après lui.

En effet, la sécurité des cyclistes devient un enjeu majeur pour les décideurs. Une loi a d’ailleurs été adoptée l’an dernier afin de sanctionner plus sévèrement l’emportiérage et le dépassement des cyclistes par les automobilistes, en prévoyant une distance minimale à conserver. «Des gens sont décédés parce qu’ils faisaient du vélo, et ça arrive encore, mais on espère que ça va continuer à s’améliorer», déclare Laval Carrier.

D’après ce dernier, le partage de la route est également un défi à relever, présentement et au cours des prochaines années.

Son collègue André Béliveau, président de Réseaux plein air et de Parc Aventure Drummond, est du même avis. «Les concepts de qualité de vie et d’environnement, même s’ils existaient, n’étaient pas des priorités comme aujourd’hui. Les jeunes n’aspirent pas aux mêmes choses que moi au même âge. Ça fait que les gouvernements doivent composer avec ça : plus il y aura d’utilisateurs, plus ils devront développer les infrastructures en conséquence.»

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