L’entrepreneuriat séduit les jeunes

L’entrepreneuriat séduit les jeunes

Crédit photo : Josyane Cloutier

Près de la moitié des jeunes adultes songent à se lancer en affaires, d’après le directeur général de l’Association des clubs d’entrepreneurs étudiants du Québec (ACEEQ), Pierre Touzel. 

En effet, pas moins de 42 % des jeunes entre 17 et 23 ans songeraient sérieusement à lancer leur propre entreprise. «La proportion est impressionnante, mais en même temps c’est dans l’air du temps», exprime Pierre Touzel, rencontré samedi lors du 25e colloque de l’ACEEQ à l’hôtel Best Western de Drummondville.

«La jeune génération ne veut plus travailler juste pour travailler. La plupart ne veulent pas seulement être des exécutants, ils veulent participer», décrit le directeur général, lui-même propriétaire d’entreprise.

Pierre Touzel, directeur général de l’ACEEQ et propriétaire d’entreprise.

C’est d’ailleurs le but des clubs d’entrepreneurs étudiants : donner des outils supplémentaires à ceux qui désirent bâtir une entreprise dans le futur. «Aujourd’hui, c’est une occasion en or pour les étudiants de faire du réseautage et d’apprendre de gens qui ont réussi en affaires. C’est la beauté du réseau : ça leur permet de vivre des expériences sans conséquences significatives côté financier, par exemple. C’est la meilleure période pour oser, pour prendre des risques», estime le directeur général avec le sourire.

Samedi, pas moins de 825 personnes étaient attendues au colloque. «Un record», précise M.Touzel, pour qui c’est le 15e colloque.

À Drummondville, le fait que la fibre entrepreneuriale soit prononcée n’est plus un secret pour personne. Et la tendance n’est pas près de s’estomper, d’après Pierre Touzel. «Les façons de faire des affaires ont changé, et les méthodes de gestion aussi. Mais ça ne pourra pas reculer. À mon avis, c’est là pour rester. C’est ça, l’avenir.»

Pour le directeur général, il faut avoir le courage de foncer. «Il faut arrêter la culture de l’échec. Ce n’est pas vrai que tout fonctionne comme on veut, mais ce n’est pas vrai non plus que se lancer en affaires est synonyme d’échec. Il faut être réaliste, mais optimistes.»