Ma (lente) épopée vers le moins-de-déchets-possible

Ma (lente) épopée vers le moins-de-déchets-possible

Quelques sacs à sandwich et des couvre-plats réutilisables.

Crédit photo : Josyane Cloutier

J’ai pris une résolution (la majorité des gens le font en janvier mais c’est plate, être conventionnel): tenter de réduire graduellement la quantité de déchets que je produis dans une année.

Je tiens à préciser que je ne suis pas une personne particulièrement organisée dans la vie de tous les jours : j’oublie toujours toutes mes affaires (que ce soit ma bouteille d’eau, mes mitaines, mon manteau, tout y passe) et la majorité du temps, je suis (trop) distraite. C’est un réel effort pour la personne décousue que je suis d’apporter ses sacs réutilisables à l’épicerie sans les oublier dans ma voiture ou chez moi (c’est un simple exemple, mais qui illustre bien mon quotidien). Apprendre à faire le moins de déchets possible est donc un véritable défi.

Illustration L’Express de Drummondville

Ceci dit, je n’ai pas d’objectifs précis en ce qui concerne ce projet : je ne souhaite pas nécessairement rejoindre la tendance du zéro déchet d’ici la fin de l’année, par exemple (ce qui me laisserait très peu de temps pour arranger mes flûtes) et en général, je ne suis pas une grande fan des solutions drastiques. Je compte plutôt y aller à mon rythme, un geste à la fois. Vive l’intuition!

Les façons de faire sont nombreuses.

Mon premier pas a été le compostage. Avec un système comme il y en a à Drummondville, c’est assez simple. De plus, cela m’a permis de réduire considérablement ma quantité de déchets, mon alimentation étant majoritairement constituée de produits végétaux. Cependant, prenez le temps de vous renseigner sur l’utilisation adéquate d’un bac à compost. Beaucoup d’informations en ce sens sont disponibles à la Ville de Drummondville.

Une autre solution que j’ai adoptée il y a quelques mois est de me procurer des brosses à dents en bambou. J’ai d’ailleurs déjà rédigé une chronique à ce sujet. Leur principal avantage, à mon humble avis, est qu’elles sont entièrement compostables. Et je vous assure, mon haleine est aussi fraîche qu’un matin de printemps. (Si ce n’est pas le cas, on ne m’a jamais fait de remarques. Ça ne doit pas être si mal…) J’ai acheté les miennes pour environ 15 $ sur le site Amazon, mais la compagnie québécoise OLA Bamboo en fabrique également.
J’ai aussi acheté dernièrement des sacs à sandwich et des couvre-plats réutilisables ornés des joyeux motifs de GabrielleBlaisCie. La jeune maman de Sainte-Madeleine en confectionne pour tous les goûts et les vend sur sa plateforme Etsy. Si cela nécessite un certain investissement, ce n’est pas un gros changement dans les habitudes : au lieu de prendre une pellicule plastique pour conserver le plat de lasagnes au réfrigérateur, je prends simplement un couvre-plat. Une fois son devoir accompli, hop ! dans la laveuse jusqu’au prochain usage. Même chose pour les sacs à sandwichs. Simple, vous dites?

Prochaine étape : me fabriquer des sacs à fruits et légumes. Je pars de loin, ayant de la difficulté à coudre convenablement, mais c’est l’intention qui compte paraît-il…

Ode à la lenteur

Le message que je souhaite aussi lancer avec cette chronique, c’est d’y aller une chose à la fois. Tenter de devenir un guerrier du crossfit, de manger entièrement biologique et végétalien et d’adopter le mode de vie zéro déchet tout en même temps, c’est un peu trop (j’exagère, mais vous comprenez le point.) Changer ses habitudes doit être un plaisir, et non un fardeau. Tout est dans l’équilibre : c’est correct de lâcher prise de temps en temps. De plus, se comparer aux autres est un lent poison. Célébrons nos petites victoires, à la place.