Jordan Balmir ne sait pas reculer

Jordan Balmir ne sait pas reculer

Le Drummondvillois Jordan Balmir est invaincu à ses deux premiers combats chez les professionnels.

BOXE. Le nom de Jordan Balmir commence à circuler de plus en plus dans le monde de la boxe professionnelle. Le Drummondvillois de 23 ans y a effectué une entrée remarquée en remportant ses deux premiers combats.

Ayant fait ses débuts dans le milieu des arts martiaux mixtes, y décrochant notamment une ceinture provinciale, Balmir a fait la transition du côté de la boxe il y a quelques années. Dans les rangs amateurs, celui qu’on surnomme Django a été impliqué dans une vingtaine de combats, d’abord sous les couleurs du club Ultimaction de Drummondville, puis du club Performance de Trois-Rivières.

À son baptême de feu chez les professionnels, le 27 mai dernier, dans le cadre d’un gala de l’organisation Eye of the Tiger Management présenté au parc de l’Exposition de Trois-Rivières, Balmir a fait écarquiller bien des yeux en infligeant une correction à l’Américain Lorawnt T. Nelson. Spectaculaire à souhait, Balmir s’est imposé par arrêt de l’arbitre au quatrième round.

Lors de son second combat, le 3 septembre dernier, à la Tohu de Montréal, Balmir a poursuivi sur sa lancée en défaisant l’Ontarien Mikhail Miller par décision unanime des juges. Il n’a pas manqué de faire lever la foule lors de cet événement organisé par Rixa Promotions en collaboration avec les frères Grant.

«La boxe, c’est pratiquement toute ma vie. Gagner ma vie avec ce sport, c’est un rêve pour moi. J’attends ça depuis longtemps. Maintenant que j’obtiens cette chance, je suis plus qu’excité. J’adore ça. Je sens vraiment que je suis sur le début d’une lancée», a confié Balmir, qui participe actuellement à un camp d’entraînement d’une dizaine de jours en Floride.

«Je me décrirais comme un boxeur agressif. Je suis quelqu’un qui avance toujours dans le ring. Certains disent même de moi que je ne sais pas reculer», a-t-il ajouté.

Évoluant dans la catégorie des poids moyens (160 livres), Balmir veut poursuivre sa belle progression. Il vise d’ailleurs les plus hauts sommets de cette division.

«L’entraînement, c’est comme une thérapie pour moi. J’y suis dédié à temps plein, du lundi au vendredi. Je ne travaille pas et je ne vais pas à l’école. Mon objectif est de devenir la meilleure personne possible, autant dans le ring qu’à l’extérieur. Je vise d’aller chercher un titre de champion provincial, puis de continuer sur la scène canadienne et internationale.»

À Trois-Rivières, Balmir est dirigé par Jimmy Boisvert ainsi que par le Drummondvillois Benoît Fleury, actuel champion canadien chez les 52 kilos.

«J’ai attrapé la piqûre de la boxe il y a quelques années, quand j’ai vu Benoît Fleury rentrer dans le gym. J’aime beaucoup sa manière de bouger et de se déplacer dans le ring. Son parcours jusqu’au championnat canadien est impressionnant.»

Jordan Balmir devrait disputer son troisième combat au mois de janvier, à la Tohu de Montréal, contre un adversaire qui reste à déterminer.

«Je suis prêt à affronter n’importe qui. Plus ma carrière va avancer et plus il y aura de grands enjeux. Je vois ça comme un défi. Je suis quelqu’un qui aime la compétition.»

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