Accident d’hélicoptère : des conditions météo dangereuses, d’après un pilote

Accident d’hélicoptère : des conditions météo dangereuses, d’après un pilote

Crédit photo : Ghyslain Bergeron

Les conditions météorologiques étaient loin d’être optimales pour un vol en hélicoptère jeudi soir, estime le pilote drummondvillois René Fortin. «Je n’aurais pas volé à ce temps-là.»

Rappelons qu’un accident d’hélicoptère a fait trois morts jeudi soir dans le secteur Saint-Joachim-de-Courval.

René Fortin a son permis de pilote d’hélicoptère depuis cinq ans, et a plusieurs vols à son actif. Pourtant, il n’aurait pas pris le risque de voler jeudi soir.

Selon lui, un facteur a grandement pu jouer dans l’accident : des bourrasques de vent et de neige, ce qu’on appelle des «white out» dans le jargon des pilotes.
«On ne voit absolument rien ni d’un côté ni de l’autre. L’hélicoptère peut aller dans tous les sens, et on perd complètement la référence au sol. Le jour, on peut arriver à s’en sortir, mais la nuit, c’est extrêmement dangereux», explique-t-il.

Il précise également qu’il est possible que les occupants de l’appareil ne savaient même pas qu’ils se dirigeaient droit vers le sol, s’ils étaient au milieu d’une bourrasque.

«On ne les voit pas venir du tout», ajoute le pilote.

De plus, la température oscillant entre -2 et 2 degrés, comme c’était le cas hier soir, peut aussi causer du givrage dans les vitres.
«Certains pilotes sont qualifiés pour voler dans ces conditions. Je ne sais pas si c’était le cas», clarifie M.Fortin.

Il est extrêmement rare que ce type d’accident survienne dans le secteur de Drummondville, d’après lui.

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