Du jardinage particulier... et criminel


Publié le 17 mars 2017

marijuana

JUSTICE. Plusieurs cas de production de cannabis ont défilé devant le juge Conrad Chapdelaine, vendredi au palais de justice de Drummondville.

Mathieu Massicotte-Paradis, 39 ans, de L'Avenir, devra passer les 35 prochains mois et dix jours (l'équivalent de 2 ans, 11 mois et dix jours) derrière les barreaux pour des accusations de complot,  de production et de possession de stupéfiants en vue d'en faire le trafic.

La sentence s'accompagne d'une interdiction à vie de posséder des armes.

Les faits reprochés remontent à 2014, lorsque les policiers de la Sûreté du Québec ont réalisé d'importantes perquisitions à Drummondville à plusieurs domiciles. À ce moment, près de 2000 plants de cannabis, de la cocaïne, du haschich et des méthamphétamines ont été saisis au total.

Les autres co-accusés, Marie-Michèle Cyr, Daniel Lamothe et Mathieu Boisvert devraient connaître leur sentence prochainement. 

«Une serre sophistiquée»

Umar Sheikh, 35 ans, de Montréal, a écopé d'une peine d'emprisonnement de 14 mois pour avoir produit du cannabis à Saint-Félix-de-Kingsey.

Aamir Sheikh, 32 ans, également de Montréal, devra quant à lui purger 90 jours de prison en discontinu, accomplir 240 heures de travaux communautaires dans un délai de 18 mois et débourser 2000 $ en dons pour le même type d'infraction.

Les deux hommes devront respecter une probation de deux ans, s'abstenir de posséder des armes pour les dix prochaines années et fournir un échantillon d'ADN aux autorités.

La perquisition a été réalisée en mars 2014 à Saint-Félix-de-Kingsey. Sur place, plus de 1000 plants de cannabis ont été saisis en plus du matériel servant à ce jardinage particulier. «C'était une serre sophistiquée et très bien organisée pour la production», avait  exprimé au moment des plaidoyers de culpabilité le procureur de la Couronne, Me Fontaine.