Yves Loiselle, 68 ans, s'est fait avoir


Publié le 18 avril 2017

Yves Loiselle devant un local de la rue Saint-Marcel où se trouvent plusieurs objets qu'il a vendus sans avoir été payé.

©TC Media - Jean-Pierre Boisvert

Yves Loiselle, pourtant habitué à faire des transactions pour vendre et acheter, ne s'est pas suffisamment méfier d'un individu qui est finalement parti avec des antiquités évaluées à 5000 dollars, sous de fausses promesses de paiements.

«J'ai 68 ans, j'en ai vu d'autres, mais je me suis fait avoir», lance-t-il après avoir expliqué qu'il a accepté de vendre des antiquités, y compris des cartes de hockey rares, de très veux outils et des meubles anciens, à un homme qui disait s'appeler Patrick Charbonneau et qu'il est incapable de retrouver.

«Un peu avant les fêtes, cet homme et sa femme sont venus voir mon matériel que j'avais mis dans un entrepôt sur la route 139, de l'autre côté de l'autoroute 55, et nous avons signé un contrat d'achat. Il a utilisé une compagnie à numéro (9341-4498 Québec Inc), sauf qu'il ne m'avait pas dit que la compagnie était à deux noms et, comme son associé n'avait pas signé le contrat, celui-ci n'était pas valide. Avant que je réalise ça, le stock était parti», de raconter M. Loiselle.

Ce dernier a toutefois reconnu plusieurs objets de son matériel dans deux locaux fermés à clé  de la rue Saint-Marcel dont un a été vidé avant qu'il ne puisse mettre la main dessus. La propriétaire a simplement demandé au locataire, qui avait des loyers en retard, de partir.

Dans l'autre local, au 266 de la rue Saint-Marcel, la porte est barrée et il n'a aucun moyen légal de le faire ouvrir, encore moins de convaincre le propriétaire de lui remettre ses affaires.

«Ce n'est pas tellement que je tiens à me faire payer le montant de 5000 $ qu'il me doit, mais je veux surtout passer le message afin qu'il n'en fraude pas d'autres et qu'il cesse ce petit jeu», a confié M. Loiselle qui a voulu porter plainte à la police mais il s'est fait répondre qu'elle ne pouvait rien faire vu qu'il y avait un contrat.

«Ce que j'ai pu savoir, c'est qu'il continue d'opérer de la même sorte et que d'autres se sont fait prendre», a-t-il avancé.