Élections municipales : vague féminine, conseil uni et taux de participation

Élections municipales : vague féminine, conseil uni et taux de participation

Le nouveau conseil municipal de la Ville de Drummondville.

Crédit photo : Ghyslain Bergeron

COMMENTAIRE. Les principales observations qui se dégagent de la soirée des élections municipales de dimanche dernier dans notre région sont à trois niveaux : une vague féminine sans précédent dans les mairies de la MRC, le désir des électeurs drummondvillois de voir un conseil uni et un très faible taux de participation à Drummondville.

Les municipalités de la MRC de Drummond qui accueilleront une nouvelle mairesse, une première dans la plupart des cas, sont Saint-Cyrille-de-Wendover (Hélène Laroche), Saint-Germain-de-Grantham (Nathacha Tessier), Saint-Lucien (Diane Bourgeois) et Saint-Majorique (Line Fréchette). À elles, il faut ajouter les Carole Côté à Wickham et Thérèse Francoeur à Saint-Félix-de-Kingsey qui ont été réélues.

Ces femmes ont remporté le siège principal de leur Municipalité avant tout parce qu’elles n’ont rien laissé au hasard, elles ont parcouru leur municipalité pour leur porte-à-porte et ainsi obtenu la confiance de leurs commettants, armées qu’elles étaient d’une très bonne connaissance de leur milieu politique. Mais, peut-on penser que cette tendance à faire davantage confiance à des femmes pour des postes de direction est liée aussi aux nombreuses dénonciations de harcèlements et d’agressions sexuelles qui sont sorties de l’ombre depuis Rozon-Salvail? Peut-être que l’ère des «mononcles» est définitivement révolue, à Montréal comme ailleurs?

Comment ne pas y voir une forte tendance quand on apprend que le nouveau conseil municipal, tant à Saint-Cyrille, à Saint-Lucien qu’à Saint-Germain, présentera une parité hommes-femmes qui n’aurait pas été prévisible il y a quelques années à peine. Ce sont des victoires qui débordent le cadre politique et il faut s’en réjouir.

À l’hôtel de ville de la rue Lindsay

Autre constat : les cinq conseillers municipaux qui ont eu à affronter de l’opposition à Drummondville ont tous gagné. Catherine Lassonde, Isabelle Marquis, William Morales, Alain Martel et Stéphanie Lacoste seront de retour autour de la table présidée par Alexandre Cusson. Les électeurs ont opté pour la continuité, de toute évidence satisfaits de la conduite des affaires. Les Drummondvillois n’aiment pas la chicane, surtout autour de la gestion de leur trésor public. Sans aller jusqu’à dire que l’hôtel de ville ne voulait pas voir Marie-Josée Lemaire à la table du conseil, comme il a été permis de l’entendre dimanche soir, il reste que l’élection des mêmes personnes, bien qu’empêchant les obstacles inutiles à l’avancement des dossiers, ne favorisent pas automatiquement de nouveaux débats.

Dernier point, qui mérite d’être relevé : le taux de participation, qui s’est arrêté à 24 % à Drummondville. C’est moins qu’en 2009 (34 %) et moins qu’en 2013 (36 %). Il faut toutefois admettre que la locomotive d’une course à la mairie était absente du portrait.