Des vidéos hargneuses contre l’Islam le mène devant le tribunal

Des vidéos hargneuses contre l’Islam le mène devant le tribunal

La décision a été rendue par la juge Marie-Josée Ménard jeudi avant-midi au palais de justice de Drummondville.

JUSTICE. Sylvain Gallant, 46 ans, de Drummondville devra effectuer 200 heures de travaux communautaires et se tenir loin des réseaux sociaux pendant trois ans pour avoir volontairement fomenté la haine contre la communauté musulmane.

La décision a été rendue par la juge Marie-Josée Ménard jeudi avant-midi au palais de justice de Drummondville. Les infractions remontent à l’été 2016 et concernent notamment des vidéos publiées sur la page Facebook personnelle de l’accusé.

D’après la magistrate, une vidéo mise en preuve montre M. Gallant, outré, aux abords de la mosquée de Drummondville. «On vas-tu laisser faire ça? On est en train de se faire envahir, moi je suis à bout. Il faut que vous fassiez quelque chose, monsieur le maire Alexandre Cusson», avait-il exprimé, ponctuant l’affirmation de blasphèmes.

«Lorsqu’il est confronté à des propos d’ouverture, il cite des versets du Coran qui feraient la promotion de la violence», a lu la juge Ménard devant le tribunal. Il y aurait également eu l’existence d’une vidéo rapprochant l’islam et le nazisme.

M. Gallant aurait également laissé entendre que selon lui, la religion musulmane cautionne la pédophilie et la violence envers les femmes.

Le tribunal en est donc venu à la conclusion que le quadragénaire avait volontairement encouragé la haine envers la communauté musulmane.

«Le débat a suffisamment duré. Je suis d’avis que la peine doit refléter la gravité des gestes et éviter les récidives», a mentionné la juge Marie-Josée Ménard, une fois sa lecture terminée. L’accusé a des antécédents judiciaires en matière de violence, mais qui datent de plusieurs années.

La sentence s’accompagne d’un suivi avec un agent probatoire et d’une interdiction d’approcher à moins de 500 mètres les lieux de culte sur le territoire de Drummondville. Il devra également fournir les informations concernant sa consommation Internet à son agent probatoire.

La juge a recommandé que la Sûreté du Québec soit au courant du présent dossier. «L’ordonnance est claire, vous n’avez plus de compte personnel sur aucun réseau social à partir de la minute qui suit», a-t-elle conclus.