Décès soudain d’Alain Côté (mise à jour)

Décès soudain d’Alain Côté (mise à jour)

Alain Côté est décédé le 29 juin.

DÉCÈS. Véritable onde de choc dans la communauté drummondvilloise ce matin alors qu’on apprend le décès soudain d’Alain Côté à l’âge de 66 ans au cours de la nuit dernière. Ses proches en ont fait l’annonce via les médias sociaux, où les réactions de stupéfaction et de tristesse ne se sont pas fait attendre.

Alain Côté a étudié en communications sociales à l’Université d’Ottawa. Il est revenu à Drummondville en 1976 et a été embauché par L’Express à titre de journaliste et photographe. Le journal, propriété à l’époque de Roméo Clément et Claude Nault, était situé sur la rue Heriot, près de la rue des Forges. «Trois ans plus tard, Roméo Clément a décidé de couper 50 % du personnel et, comme nous étions deux journalistes, c’est moi qui fut choisi…», racontait-il lors d’un entretien.

C’est alors qu’a débuté pour lui une incursion de 25 ans dans le monde du textile. D’abord à la Celanese, où il a été embauché pour voir pourquoi, selon le mandat de la direction, la grève avait duré si longtemps. «La grève a duré six mois pour 300 travailleurs. Les dirigeants s’étaient éloignés de la population, de leurs employés et des élus locaux. J’ai eu à améliorer toutes ces relations. N’empêche que la Celanese a fermé ses portes en 2000. Je suis passé à la Sylvania dans les mêmes fonctions et, en 2003, j’ai été engagé par Teinturiers Élites en tant que de directeur des relations humaines et des communications», poursuivait-il.

Alain Côté a par la suite accepté la direction générale de la Chambre de commerce et d’industrie de Drummond. Il y est resté durant une dizaine d’années. «Un beau cadeau de la vie», disait-il.

«Je suis fier d’avoir amené la Chambre là où elle est aujourd’hui. Au début, les relations n’étaient pas bonnes avec la Fédération des chambres de commerce. Aujourd’hui, nous avons un siège au conseil d’administration de la fédération et nous sommes maintenant la 11e chambre en importance au Québec. Mon travail a toujours été facilité par la formidable capacité des Drummondvillois à créer des concertations et des mobilisations pour concrétiser des dossiers», avait-il affirmé au journaliste Jean-Pierre Boisvert au moment de passer le flambeau. C’était en 2016.

Se décrivant comme un épicurien de la vie, ce grand voyageur était toujours impliqué au sein de plusieurs conseils d’administration de la région, dont celui de la Maison des arts Desjardins, du Regroupement interculturel Drummondville, du Mondial des cultures, du Village québécois d’antan, du Musée populaire de la photographie et de la Société d’histoire Drummond.

Depuis quelques semaines, Alain Côté assumait l’intérim à la direction générale du Village québécois d’antan.

(Avec la collaboration de Lise Tremblay et Jean-Pierre Boisvert)