Le RubikCon, une première convention geek haute en couleurs

Le RubikCon, une première convention geek haute en couleurs

Pascal Bouffard (au centre) et quelques passionnés.

Crédit photo : Josyane Cloutier

Personnages de mangas, superhéros, gens vêtus à la mode médiévale et adeptes de Star Wars composaient la foule hétéroclite qui peuplait le Cégep de Drummondville pour la première édition du RubikCon.

Le RubikCon, cette première convention geek drummondvilloise mise sur pied par Pascal Bouffard, Émilie Dore et Ariane Bergeron, se déroule jusqu’à dimanche. Et jusqu’à présent, la réponse est excellente.

«On sent une effervescence depuis quelques années. C’est pour ça que nous avons décidé de mettre ça sur pied : on sait que la demande est là», explique Pascal Bouffard, qui est aussi propriétaire du salon de thé Nakama-thé.

L’offre du RubikCon est extrêmement variée : dans la même journée, on peut assister à un atelier sur les Vikings, puis aller discuter avec des passionnés du jeu vidéo Final Fantasy, avant de sympathiser avec des gens costumés à l’effigie des chasseurs de fantômes Ghostbusters.

D’après Pascal Bouffard, le but était de rejoindre le plus de gens possible et de rendre la culture geek accessible. «On ne voulait pas limiter ça seulement au monde du manga, par exemple», ajoute-t-il. Il précise que ses deux compères et lui-même se sont également donné l’objectif de s’allier avec des gens d’ici.

«Il n’y a rien qui vient des États-Unis ici. Ce sont des produits québécois, faits par des gens de chez nous», précise M.Bouffard. Une trentaine de bénévoles, tout aussi passionnés, oeuvrent également au bon déroulement de la fin de semaine.

Malgré tout, considère-t-il que la culture geek est encore marginale ? «Oui. C’est moins pire qu’avant, mais il y a encore beaucoup de travail à faire. À Montréal, c’est différent, mais ici il y a encore une coquille à percer. Mais on y arrive ! On est sur la bonne voie.»

Une telle convention contribue sans doute à démystifier cet univers. «Il faut comprendre que nous ne sommes que des grands enfants, au fond», mentionne une bénévole avec le sourire.

Les organisateurs du RubikCon

L’objectif que s’est fixé Pascal Bouffard est ambitieux : il souhaite accueillir entre 300 et 500 personnes au cours du week-end. Mais il est confiant. «Ça va déjà très bien. Il n’y a aucune zone moins achalandée.»

Si quelques aspects seront à améliorer (notamment au niveau de la promotion de l’événement), le passionné est ouvert à l’idée d’un deuxième RubikCon en 2019. «On va attendre après la fin de semaine, puisque je ne gère pas tout ça tout seul. Mais jusqu’à présent, je suis vraiment content de la réponse. On sent un courant très positif.»