Clémence Desrochers appuie les Impatients

Vernissage de l'exposition-encan Parle-moi d'amour

Danny Allard danny.allard@tc.tc
Publié le 30 janvier 2014
Clémence Desrochers (au centre) soutient la cause des Impatients depuis 21 ans.

Le vernissage de l'exposition-encan Parle-moi d'amour des Impatients de Drummondville, qui se déroulera jusqu'au 16 février, s'est tenu mercredi à la Maison des arts Desjardins. L'événement a pour objectif de soutenir financièrement les ateliers tout en soulignant le troisième anniversaire des Impatients à Drummondville.

Créé en 1992 à Montréal, l'organisme Les Impatients offre des ateliers d’art-thérapie aux personnes à la santé mentale fragile. Quelque 50 œuvres d'Impatients et d'autres artistes sont mises en enchère durant l'exposition Parle-moi d'amour.

Porte-parole des Impatients, Clémence Desrochers était sur place pour mousser le vernissage de l'exposition, elle qui s'exprime également par la peinture

«Je suis personnellement facilement triste. Je comprends donc très bien ce que peuvent vivre ces personnes. Mais par l'art, on peut survivre. On peut s'aider à vivre par la création. On retire une fierté du fait d'être capable de créer quelque chose. Voilà pourquoi j'ai dit oui à Lorraine Palardy (directrice générale) il y a 21 ans quand elle m'a demandé de soutenir les Impatients», raconte-t-elle.

«Comme artistes, on éprouve tous de l’insécurité comme celle que vivent les Impatients, poursuit celle qui compte plus de 50 ans de carrière comme actrice, scénariste, écrivaine, chanteuse et humoriste. Les Impatients, c'est le nom d'une fleur qui pousse à l'ombre. Les gens seuls vivent dans l'ombre et ont besoin d'aide.»

Un lieu où ça sent la santé

«Les Impatients, c'est aussi un atelier où tout le monde se rassemble. Il n'y a rien de pire dans la vie que d'être seul, les gens ont besoin les uns des autres. Par les crayons et les couleurs, les Impatients peuvent s'exprimer dans un lieu où ça sent la santé», confie la vénérable dame qui a célébré ses 80 ans en novembre dernier.

«Je me consacre surtout à la cause des Impatients et je fais du sport. Je pourrais remonter sur scène en 2015, mais rien n'est sûr. À 80 ans, je ne me remettrai pas à l'écriture. Je présenterais ce que j'ai déjà fait avec quelques changements et beaucoup d'improvisation», conclut Clémence Desrochers.

Depuis avril 2011, Les Impatients de Montréal supervisent des ateliers de création artistique, qui sont offerts à Drummondville à des personnes éprouvant des problèmes de santé mentale. Référées par le CSSS Drummond, ces personnes utilisent la pratique artistique comme moyen de réinsertion sociale.

Pour en savoir davantage au sujet de l'organisme à but non lucratif Les Impatients, les gens peuvent se rendre à l’adresse www.impatients.ca.