La Coopérative Goûts du monde : c’est terminé

La Coopérative Goûts du monde : c’est terminé

La Coopérative de solidarité alimentaire Goûts du monde est définitivement fermée.

Crédit photo : Archives Jean-Pierre Boisvert

Après deux ans d’existence, la Coopérative de solidarité alimentaire Goûts du monde doit mettre un terme à ses activités et se place sous la protection de la Loi sur la faillite et de l’insolvabilité.

C’est ce qu’indique un communiqué transmis peu après minuit par la présidente du conseil d’administration Amada Aldama.

À la suite de l’analyse de la situation financière de l’entreprise et les possibles solutions, fait-elle savoir, l’entreprise annonce, à regret, qu’elle est contrainte de mettre un terme à ses activités et qu’elle se place sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité.

«Malgré les multiples activités et bons résultats du programme de requalification professionnelle des personnes éloignées du marché de l’emploi, offert durant l’année 2015-2016, sa situation financière ne lui permet pas de poursuivre ses activités. Nous avons exploré les différentes options pour redresser la situation, mais nous en sommes venus à la conclusion que la fermeture définitive de la Coopérative était la seule option possible», a déclaré Mme Aldama.

«Nous sommes très reconnaissants du soutien des différentes instances, entreprises, personnel et membres de la communauté qui nous ont permis de lancer ce projet et le garder en vie pendant deux ans et demi. Sachez que mous sommes profondément attristés d’en arriver à cette décision», a ajouté la présidente du CA.

L’épicerie spécialisée dans les produits internationaux, située à l’angle des rues Lindsay et Saint-Jean, avait fermé ses portes le 13 novembre dernier, temporairement disait-on, le temps d’évaluer la restructuration financière.

La Coopérative de solidarité alimentaire Goûts du monde se définissait comme un commerce alimentaire de proximité convivial et ethnique inspiré des spécialités gastronomiques internationales. «Les immigrants constituent près de 4% de la population totale du Centre-du-Québec et plusieurs d’entre eux souffrent d’une rupture sociale avec le milieu d’accueil. Notre projet d’entraide était né de ce constat avec l’envie de favoriser l’inclusion sociale des immigrants et leur francisation à travers des échanges avec la communauté locale», met en contexte le communiqué.