Au tour de l’éducation d’être réformée?

Après la santé, l’éducation est dans la mire du gouvernement de Philippe Couillard.

Le ministre de l’Éducation Yves Bolduc prépare une foule de changements drastiques, comme son confrère Gaétan Barrette en santé avec son projet de loi déposé jeudi.

Feraient partie du lot : fusion ou même abolition des commissions scolaires, baisse d’au moins 50% du financement des écoles privées, transfert de pouvoirs en éducation aux municipalités (transport scolaire et de la gestion des infrastructures), création d’un ordre professionnel des enseignants, réduction du nombre d’épreuves ministérielles et changements à la taxation scolaire.

Le gouvernement Couillard irait ainsi chercher encore des centaines de millions $ afin de rétablir les finances publiques.

Si les commissions scolaires ne sont pas supprimées, leur fusion permettra d’en faire passer le nombre de 72 à 46.

Pour la taxe scolaire, le gouvernement Couillard opterait pour un taux unique pour chaque région au lieu d’un taux uniformisé à l’échelle québécoise.

Quant aux écoles privées, elles seraient coupées d’au moins 50%, elles qui sont financées à 75% par l’État.

Enfin, le gouvernement Couillard prépare la création d’un ordre professionnel des enseignants et envisage de réduire le nombre d’épreuves ministérielles, les fameux «examens du ministère».