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Une vitrine rappelle l'évolution de la sécurité publique… d'hier à aujourd'hui (photos)

Caroline Lepage par Caroline Lepage
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Article mis en ligne le 3 février 2010 à 20:06
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Une vitrine rappelle l'évolution de la sécurité publique… d'hier à aujourd'hui (photos)
Cette œuvre vise à rendre hommage à tous ceux qui ont contribué au développement des services de sécurité. Devant la vitrine, on aperçoit Jean Grenier et Gilles Thériault, respectivement retraités de la police municipale et de la SQ. (Photo : Ghyslain Bergeron)
Une vitrine rappelle l'évolution de la sécurité publique… d'hier à aujourd'hui (photos)
L'entrée au poste drummondvillois de la Sûreté du Québec a pris une valeur patrimoniale depuis l'inauguration d'une vitrine qui illustre l'évolution des services de sécurité dans la région. Voilà une longue page d'histoire qui a su rehausser ses trésors du temps.
En 2005, Jean Grenier avait eu le mandat de nettoyer des espaces inutilisés au poste de la Sûreté du Québec de Drummond. Cette mission lui a donné l'occasion de faire de belles trouvailles : toutes sortes d'accessoires évoquant l'histoire de la police municipale et de la Sûreté du Québec, à Drummondville.

«On ne pouvait pas jeter ça», s'était dit le policier, aujourd'hui retraité.

Après en avoir discuté avec des collègues et supérieurs, M. Grenier s'est lancé dans une aventure qui allait aboutir à une vitrine illustrant l'histoire des services de sécurité à Drummondville.
5 ans de travail
Cette réalisation est le fruit d'un travail d'équipe, composée, bien sûr, de M. Grenier ainsi que de Gilles Thériault, de Johanne Manseau, de Jacques Fafard, d'Hugues Lemaire et de Mario Grenier.

Leurs recherches a permis de doter la vitrine de divers accessoires d'hier à aujourd'hui : éperon, cravache, cordelière avec sifflet, képi, uniformes, chapeau de mouton de perse, etc.
D'autres souvenirs rappellent les postes de police de Saint-Nicéphore, de Saint-Joseph, de Saint-Jean-Baptiste et de Drummondville-Sud. «Chacun avait leur corps de police», indique M. Grenier.

La vitrine fait aussi un clin d'œil au Frontier-man qui soutenait, dans les années 40, la gendarmerie ainsi qu'à l'Unité des policiers de Drummondville, c'est-à-dire le syndicat de l'époque. C'est sans oublier l'Organisation des mesures d'urgence de Drummondville, remplacée depuis par le Service d'intervention d'urgence du Centre-du-Québec.

On peut y voir les premiers radars, un ancien ivressomètre, le premier camion incendie, etc. «Ils garantissaient la sécurité avec les moyens qu'ils avaient», note l'ancien policier.

Parmi les trésors d'archives, figurent aussi de vieilles menottes qui auraient servi au début des années 1900. À cela, s'ajoute toute une collection d'insignes accumulés au fil des années. «Certains items ont été prêtés», souligne-t-il.

Enfin, plusieurs photos ont été intégrées à un cadre numérique qui, en rotation, relate les faits saillants ayant marqué l'histoire des policiers et des pompiers de Drummond.

«Les gens ont été impressionnés de voir la vitrine», a exprimé Johanne Manseau.
Quelques faits saillants
C'est alors qu'on y apprend qu'à l'exception d'une courte période dans les années 50, les services de police et des pompiers étaient intégrés, et ce, jusqu'à ce que la Sûreté du Québec soit chargée, en 2002, de desservir la MRC de Drummond.
Une photo présente le premier chef pompier Noël Boisclair (1899) et le premier chef de police Auguste Cloutier (1902).

«Toutes ces personnes, il ne faut pas les oublier, parce qu'elles ont donné beaucoup pour le bien-être des citoyens, est d'avis le retraité. On ne peut pas savoir où on s'en va si on ne sait pas d'où on vient.»

Ce dernier évalue d'ailleurs la moyenne d'âge du corps policier de Drummond au début de la trentaine…

Au terme de ce projet, le comité n'a pas dit son dernier mot. D'autres expositions verront le jour, illustrant tantôt des personnalités, des équipements spéciaux ou des événements marquants.

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