Le président de la CRÉCQ, Maurice Richard (au centre), faisait partie de la liste de la soixantaine d'invités au cocktail dînatoire visant à souligner les 40 ans de présence de l'UQTR au Centre universitaire du Centre-du-Québec. Il est ici photographié en compagnie du recteur Ghislain Bourque et de la directrice de la formation continue et des centres hors campus, Diane Paradis.(Photo : Ghyslain Bergeron)
L'UQTR souligne ses 40 ans de présence dans notre région
Alors que le milieu a plein d'attentes pour la suite des choses
C'est en présence d'une soixantaine d'invités que des dignitaires de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) ont souligné il y a quelques jours le 40e anniversaire de présence au Centre universitaire du Centre-du-Québec dans notre région.
Le tout a pris la forme d'un cocktail dînatoire qui s'est tenu dans l'édifice voisin du Centre universitaire, soit le grand hall de la Maison de l'industrie, rue Michaud, à Drummondville.
À cette occasion, des personnalités du monde de l'industrie, des affaires, de l'éducation et de la politique dont le député de Drummond à l'Assemblée nationale, Yves-François Blanchet, et le maire de Bécancour et président de la Conférence régionale des élus du Centre-du-Québec (CRÉCQ), Maurice Richard, ont répondu à l'invitation du recteur Ghislain Bourque et de ses acolytes.
Parmi ces derniers, mentionnons le vice-recteur aux études de premier cycle et au soutien académique, André Paradis, et la directrice de la formation continue et des Centres hors campus de l'UQTR, Diane Paradis.
Étude sur le déploiement
Ce 40e anniversaire arrive incidemment au moment où le milieu semble vouloir se positionner sur le renforcement de la présence universitaire sur notre territoire.
Pour un, ce n'est plus un secret pour personne, le député Yves-François Blanchet a bâti une partie de sa plateforme électorale en se faisant l'apôtre de l'implantation éventuelle d'un campus universitaire complet, à temps plein et de jour à Drummondville, tout en préconisant en attendant le développement d'une spécialisation, une forme de génie industriel à caractère environnemental.
De son côté, la CRÉCQ a mis sur pied il y a quelques mois à peine un comité régional de travail ayant pour mandat de réaliser une étude sur le déploiement des services universitaires au Centre-du-Québec.
Dans un bref discours aux invités, le recteur Bourque n'a pas caché être au parfum de certaines attentes de la région quant à une accentuation de la présence universitaire sur le territoire.
Ghislain Bourque n'a pas fermé la porte à quoi que ce soit à l'intérieur du mandat de l'UQTR, d'autant plus qu'il est le premier à affirmer que les rapports avec les décideurs du milieu dont la CRÉCQ sont très cordiaux.
En ce quarantième anniversaire, le recteur a néanmoins rappelé la progression des services offerts l'UQTR à travers le Centre-du-Québec au point où le concept d'une grande région universitaire gagne des adeptes.
M. Bourque s'est dit conscient qu'une université ne peut produire à elle seule la richesse collective d'une région, mais qu'elle peut y contribuer grandement en tant que vecteur.
Dans ce sens, il affirme que l'UQTR sera à l'écoute, si on cogne à sa porte, lorsque le comité régional de travail mis sur pied par la CRÉCQ aura fait connaître les fruits de son étude.
Prenant la parole à son tour, le président de la CRÉCQ n'a pas eu de misère à admettre que beaucoup a été fait par l'UQTR, particulièrement ces dernières années, pour être davantage à l'écoute des besoins de la région centricoise.
Il a salué du même souffle l'ouverture de l'actuel recteur et son orientation en faveur de l'université hors campus.
Maurice Richard affirme cependant que la région aura des demandes à formuler une fois que le rapport du comité aura franchi toutes les étapes.
M. Richard s'est dit convaincu que les représentants de la CRÉCQ trouveront une oreille attentive auprès du recteur Bourque et il a salué comme il se le doit ce 40e anniversaire.
Puisqu'il est question de ce fameux rapport, M. Richard, qui est également membre du comité régional de travail, nous a fait savoir qu'une version préliminaire a été pondue et qu'elle s'avère déjà fort intéressante.
Celui-ci n'a pas voulu nous en dire plus sinon qu'il y a encore beaucoup de travail dont des options à privilégier avant d'en arriver à une version définitive qui, il s'en est dit convaincu, fera consensus, ce qui devrait prendre encore quelques mois.