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Projet de cannebergière à Saint-Lucien : la décision est attendue ce printemps

Caroline Lepage par Caroline Lepage
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Article mis en ligne le 2 janvier 2010 à 5:02
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Projet de cannebergière à Saint-Lucien : la décision est attendue ce printemps
Le président du CCA, Félicien Cardin, explique pourquoi sa quête d'information est déterminante.
Projet de cannebergière à Saint-Lucien : la décision est attendue ce printemps
Même si Atocas Blandford a manifesté, il y a plusieurs mois déjà, son intention d'investir 9 millions $ pour développer une cannebergière à Saint-Lucien et à Sainte-Séraphine, le comité consultatif agricole (CCA) de la MRC de Drummond tarde à donner son accord au projet, prétextant manquer d'information. C'est qu'à chaque rencontre, un nouveau lapin sortirait du sac…
Chose certaine, le président du CCA, Félicien Cardin, affirme que le temps nécessaire à l'analyse de ce dossier n'est pas de la mauvaise volonté. «Le CCA n'est pas en train de se traîner les pieds, comme certains pourraient le penser», laisse-t-il tomber.

En fait, un élément majeur est venu complexifier le dossier. Après vérifications, près du tiers du projet de cannebergière serait développé en milieux humides alors que, depuis le début, il était uniquement question d'espaces boisés.

«Les milieux humides, qu'ils soient terrestres ou riverains, sont des composantes dont il faut absolument tenir compte dans la définition du territoire (…) Ils contribuent à prouver les impacts de la pollution diffuse, en captant les sédiments et en réduisant les concentrations des éléments nutritifs, soit l'azote et le phosphore, et les contaminants présents dans les plans d'eau. Il constitue par ailleurs d'importantes retenues d'eau capables de réguler les niveaux d'eau et de limiter les risques d'inondations et dommages d'érosion causés par les crues», a expliqué M. Cardin, lors d'une récente séance du conseil des maires.

De plus, le président a été saisi de propos venant d'experts de la culture de la canneberge à l'effet qu'il n'était plus recommandé d'implanter des cannebergières en milieux humides. «Selon ces spécialistes, ce n'était plus la façon de faire», a rapporté M. Cardin.

Pour sa part, le CCA craint que les producteurs s'approvisionnent dans les milieux humides si jamais ils venaient qu'à manquer d'eau.

Considérant donc l'obligation de la MRC de respecter les orientations gouvernementales en matière d'environnement, le CCA veut avoir une connaissance minimale des milieux humides visés par la présente demande.
De surprise en surprise
Un autre élément est venu peser dans la balance. «À toutes les rencontres, on a des faits nouveaux», s'exclame le président.

Le CCA tient à vérifier si la cannebergière aura recours ou non au diazinon dans la culture de canneberge. Ce produit est un insecticide organophosphoré utilisé pour lutter contre les insectes nuisibles dans le sol et la maison, ainsi que les insectes suceurs et broyeurs, puis les acariens dans une grande variété de cultures.
Il est désormais défendu pour la culture de maïs, mais il est encore toléré pour celle la canneberge, et ce, jusqu'en 2012.

M. Cardin et ses collègues tentent donc de démêler les cartes, constatant que les ministères de l'Agriculture et de l'Environnement se contredisent sur plusieurs points.

«Il y a même des municipalités au Québec qui ont carrément dit qu'ils n'en veulent pas de cannebergière», soutient-il.

Sans être aussi radical, le CCA veut être sûr de sa position, qu'il fera probablement connaître au début du printemps. Le comité s'inspirera finalement des prochaines conclusions d'un comité régional en environnement sur le sujet. «Ce n'est pas une petite décision», conclut-il.

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Commentaire mis en ligne le 20 janvier 2010
Ce matin, un article du journal retarde l’allumage du poêle à bois. Allons voir sur Internet. Aucun commentaire jusqu’à aujourd’hui. Comment se fait-il que la population de Saint-Lucien s’isole dans leur demeures? Mutisme complet. L’article n’a créé aucune réaction. C’s’peut pas!
Pourtant pendant les années 90 et les suivantes, plusieurs plaintes furent logées au bureau municipal à cause du premier site des canneberges. Comment se fait-il que l’environnement, l’agriculture et les ressources naturelles n’ont pas répondu à l’appel à cette époque? Ont-ils été informés des problèmes vécus par la population : - Puits artésiens des résidences à proximité qui s’assèchent. - Bruit infernal durant presque toute l’année, circulation lourde sur nos routes rurales, tempête de sable, etc. Vive la campagne! La population avait été informé que des tests avaient été effectués. Conclusion: pas de problèmes, bas taux de nitrate-nitrite, pas ou peu de coliformes fécaux. Qui auraient effectué les analyses de l’eau et de sol à l’époque? Les ministères ou des firmes payées par la Municipalité? Ont-ils effectuer les analyses appropriées? Et, le suivi?
Veut-on faire de Saint-Lucien et les environs un autre Shannon, Lac-Saint-Jean, ou similaire?

La recette du succès de certaines municipalités : 1. Un projet sans une consultation publique (commission d’enquête) en bonne et dû forme sur le bon sujet ou, sans un référendum à la limite; 2. Peu d’information divulguée au public sur les conséquences. 3. Avoir un bon comité interne et externe qui se dit compétent en la matière. 4. Laisser les entreprises ou la municipalité investir avant l’approbation finale; 5. Prendre les dispositions et laisser traîner jusqu’à ce que le délai prescrit soit écoulé occasionnant une frustration incommensurable qui s’installe au sein de la population après imposition de la nouvelle règle... 6. Une poursuite en justice avec ça. 7. Satisfaction garantie… pour qui au juste?. Et, on nous affirme que la démocratie a été respectée.

Un cas presque similaire laissé sans réponse… Pour quelle raison la vidange systématique a-t-elle été imposée au lieu de vérifier les systèmes d’épuration des eaux usées des résidences isolées afin de s’assurer qu’ils sont conformes avant d’imposer la vidange systématique? Pourquoi ne pas avoir obliger un système d’épuration des eaux usées conformes à ceux dont le système ne rencontre pas les exigences du Q. 2, r.8? Comment se fait-il que les municipalités n’auraient aucune information conservée aux dossiers des propriétaires? Si l’on considère le nombre d’habitation construite ou transigée depuis le début des années 80, les municipalités n’ont-elles pas une copie de l’émission d’un permis de construction pour un système d’épuration des eaux usées des résidences isolées depuis la mise en vigueur du règlement Q.2, r..8?
Est-ce possible qu’un nombre considérable de systèmes d’épuration des eaux usées qui aurait été approuvé et ce, sans qu’ils rencontrent toute la législation à cet effet? Les systèmes d’épuration des eaux usées sont-ils « tous hors normes » sur tout le territoire de la MRC? Pour ceux que leur système d’épuration est conforme selon la législation, est-il vraiment nécessaire d’effectuer une vidanger à tous les deux ans? Est-ce tous les vidangeurs qui possèdent non seulement le permis de transport, mais principalement la compétence pour vérifier le contenu des fosses septiques? Où sont les preuves?
Le système d’épuration des eaux usées des résidences isolées, n’est –il pas supposé faire son travail d’assainissement par lui-même afin d’éviter une potentielle pollution de l’eau potable? Où sont les tests qui affirment que TOUS les systèmes polluent? Où sont les preuves? Les excréments ne sont-ils pas un produit fertilisant et non pas un résidu? Quel est le but véritable des municipalités d’imposer la vidange systématique de nos fosses septiques? Est-ce pour la part de redevances versées aux municipalités?

Le CCA de la MRC Drummond hésite pour prendre une décision. Pas de contestation de la population intéressée jusqu’à présent. Ça doit être acceptable, n’est-ce pas? Comment se fait-il que la population ne semble pas préoccupé par la situation? Parce que le risque que surgissent des représailles comme ont subi les deux luciennoises en fait taire plus d’un. Alors, pas de commentaires, pas de contestation.
Tous ont constaté ce qui est arrivé à la pétition contre la « vidange systématique » des fosses septiques des résidences isolées : Aux oubliettes ! Pourtant, personne n’avait contesté par pétition le fait qu’un système d’épuration des eaux usées (fosse et champ d’épuration) d’une résidence isolée se devait de rencontrer les normes établis.

Alors le comité régional en environnement est la solution. Il émettera ses recommandations et l'affaire sera dans le sac. Qui est le comité régional en environnement? Ce comité régional remplacerait-il une consultation publique auprès des citoyens concernés? Est-ce le même comité, ou presque, qui a évolué en sourdine dans le dossier de la vidange systématique des fosses septiques dont certains membres se seraient immiscés dans des postes prestigieux pour enfoncer la pilule dans la gorge des citoyens? On n’est pas sorti des… canneberges!

Le diazinon est invoqué en tant qu'insecticide. Comment se fait-il qu’il ne pousse aucune mauvaise herbe sur toute la largeur des chemins ainsi que les bords à travers les champs de canneberges et sur le bord des plans d’eau à proximité? L’herbe poussait sur le chemin d’accommodation sur nos fermes autrefois sauf où passaient les roues des machineries à cause de la compaction par les passages fréquents. Les machineries utilisées dans la production de canneberges ont-elles des roues qui couvrent tout le chemin et ses abords? Le même phénomène est observé dans les sablières. Utiliserait-on seulement que des insecticides? Qu’à révéler les analyses lors des rares visites des inspecteurs? Les labos ont-ils faits les analyses appropriées? Si oui, les résultats devraient parler d’eux-mêmes et élairés la décision.

L’expérience vécue par d’autres régions et d’autres pays depuis plus d’une décennie ne suffisent-elles pas pour interdire l’expansion à outrance de cette production discutable à cause des intrants chimiques et autres conséquences connues des experts réputés sur la planète. Sans parler, de la destruction de forêt et la prolifération des plans d’eau laissant à découvert la nappe phréatique, les conséquences, etc. par l’implantation de ces productions.
Malgré toute la publicité sur les bienfaits de la consommation des canneberges, est-ce un produit de base essentiel à la survie des humains? Vaut-il la peine de risquer l’irréversible?
Éviter de céder au lobbysme et interdire l’expansion de cette production au Québec afin de préserver notre eau « potable », entre autre, n’est-elle pas la meilleure solution afin de protéger la santé et la sécurité de la population? C’est clair!

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