La mairesse Francine Ruest Jutras a informé que pour la deuxième année consécutive, la Ville fait face à une augmentation significative des coûts reliés à l’entretien du réseau d’aqueduc et à la production de l'eau potable. (Photos : Ghyslain Bergeron)
Budget 2010 : le compte de taxe en hausse de 2,6 %
Mis à part le traitement de l’eau potable, les tarifs des autres services demeurent inchangés
Les Drummondvillois verront leur compte de taxes augmenter de 2,6 % en 2010. Petit calcul rapide : cela signifie qu'une résidence de 150 000 $ subira une hausse de 30 $ de taxe foncière.
Malgré cette augmentation, la mairesse de Drummondville, rappelle que le taux de la taxe foncière (qui passe de 0,76 $ à 0,78 $ du 100 $ d’évaluation) demeure parmi les plus bas au Québec.
«Ce budget poursuit les objectifs suivants : offrir des services de qualité aux citoyens en respectant leur capacité de payer, poursuivre le développement de la ville et positionner Drummondville comme une des villes ayant une fiscalité des plus concurrentielles, avec un taux de taxe parmi les plus bas en province», insiste Mme Ruest Jutras.
Exception faite de la tarification de l’eau potable, les tarifs de tous les autres services, à savoir la collecte sélective, l’enlèvement des ordures, les égouts et le traitement des mouches noires, demeureront les mêmes en 2010.
Pour la deuxième année consécutive, la Ville fait face à une augmentation significative de 329 100 $ des coûts reliés à l’entretien du réseau d’aqueduc et à la production de l'eau potable. En conséquence, la tarification de l’or bleu passe de 100 $ à 115 $ pour les résidences unifamiliales et de 95 $ à 105 $ par logement pour les immeubles de type multifamilial.
Aussi, la tarification de l'eau au compteur pour les immeubles non résidentiels sera aussi majorée, passant de 0,25 $ à 0,28 $ du mètre cube.
Petite note : l’an dernier, le traitement de l’eau potable avait exigé un déboursé supplémentaire de 350 000 $.
«Devant de telles hausses, nous n’avions d’autre choix que de majorer la tarification de l’eau», explique la mairesse.
Plus de dépenses
Pour revenir au budget, précisons qu'il sera de 75 300 000 $ en 2010, comparativement à 72 500 000 $ l'an dernier. Cette hausse de 3,8 % s'explique principalement par une augmentation des dépenses projetées pour différents biens et services.
Mise à part l'eau potable, on note des augmentations de 425 600 $ pour le Service de loisirs et de la vie communautaire, de 340 300 $ pour la desserte policière assurée par la Sûreté du Québec et de 303 300 $ pour le Service de sécurité incendie. «Cette hausse pour les services policiers découle de l'accroissement de la richesse foncière de la ville confirmée lors du dépôt du nouveau rôle d'évaluation (2008)», explique Francine Ruest Jutras.
À cela, s'ajoutent des dépenses additionnelles de 510 000 $ pour le développement culturel, de 303 300 $ pour le Service de sécurité incendie et de 176 500 $ pour l'enlèvement de la neige. À elles seules, les opérations de déneigement retiennent 4 379 000 $ du budget 2010.
«Au point de vue culturel, nous prévoyons aussi injecter une somme de 430 000 $ aux Légendes fantastiques. C'est un peu moins que l'an passé, mais nous voulons nous assurer que le spectacle survive», informe Francine Ruest Jutras, en précisant que l'organisation des Légendes espère toujours que le gouvernement provincial modifie ses critères et ouvre ses coffres pour ce type d'événement.
Toujours concernant les arts et la culture, la Ville élargira sa politique de gratuité aux jeunes de12 à 17 ans en 2010. Une mesure qui profite déjà au groupe des moins de 11 ans.
Transport en commun et centres communautaires
Si la Ville éponge des augmentations à gauche et à droite, elle peut se targuer, cependant, de réaliser de précieuses économies avec son service de transport en commun. En 2010, les coûts d'opération seront de 1 636 000 $, en baisse de 405 000 $ par rapport à 2009.
«Il s'agit d'une économie considérable. Nous avons amélioré la flotte de véhicules et le service en général. En plus, ces modifications ont eu un impact positif sur l'achalandage», commente la première magistrate, satisfaite.
Désirant bonifier les services à la population, la Ville hausse de 10 % le budget accordé aux services récréatifs et communautaires.
«Il s'agit de services qui touchent directement les citoyens. Ils favorisent l'épanouissement de notre collectivité et sa qualité de vie», explique Mme Ruest Jutras, en ajoutant que la Ville versera en subventions de fonctionnement un montant de 1,1 M$ aux différents centres communautaires.
Service de la dette
Un mot en terminant sur le service de la dette. En 2010, il absorbera 15,5 % du budget, c'est-à-dire un montant de 11 644 000 $. Il s'agit d'une somme de 512 100 $ de plus qu'en 2009. Un montant de 9 368 000 $ représente le remboursement en capital prévu pour l'an prochain, soit 617 500 $ de plus qu'en 2009 alors que 2 276 000 $ s'appliqueront aux intérêts en 2010, soit 105 400 $ de moins qu'en 2009. Il y a 10 ans, selon la mairesse, le service de la dette représentait 30 % du budget.
Les dépenses et leur incidence sur le budget
-Administration générale : 7,5 M$ (9,9 % du budget)
-Travaux publics et services techniques : 17,2 M$ (22,9 % du budget)
-Sécurité publique : 12,9 M$ (17,2 % du budget)
-Génie et environnement : 12 M$ (16 % du budget)
- Services récréatifs et communautaires : 4,4 M$ (5,8 % du budget)
- Arts et cultures : 3,7 M$ (4,9 % du budget)
- Transport en commun : 1,6 M$ (2,2 % du budget)