L’inspecteur-chef de la SQ en Mauricie et au Centre-du-Québec, Yves Guay, et le directeur général de la CSDC, Yvan Aubé, ne souhaitent pas qu’une fusillade survienne, mais trouvent important de s’y préparer.
Les écoles centricoises mieux préparées en cas de fusillade
Grâce au Plan de réponse pour des établissements sécuritaires (PRÉS)
Depuis 20 ans déjà, les policiers et les établissements scolaires collaborent pour prévenir le crime dans les écoles. Cette fois, voilà qu’ils ont décidé de travailler main dans la main pour développer un plan d’intervention. Le but est de mieux outiller les intervenants dans l’éventualité qu’un tireur fou se présente dans une école.
Au cours des dernières années, certains incidents malheureux impliquant des personnes armées ou des tireurs actifs sont survenus en milieu scolaire québécois.
Afin de répondre à ce type de menace, que personne ne souhaite évidemment, le Plan de réponse pour des établissements sécuritaires (PRÉS) est déployé dans tous les établissements scolaires centricois.
Cette mission regroupe à la fois les commissions scolaires des Bois-Francs, de la Riveraine et des Chênes.
Ainsi, la direction de chaque école doit établir des mesures préventives spécifiques dans le but de faire face, le plus adéquatement possible, à un individu armé ou à un tireur actif. Ce travail se réalise bien sûr avec la collaboration des policiers.
Pour maximiser l’efficacité de ce programme, plusieurs outils ont été créés. Par exemple, un cartable d’urgence a été distribué dans les 203 établissements scolaires de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Des ateliers d’information et de sensibilisation sont prévus dans les établissements d’enseignement. Un schéma et une procédure d’alerte ont été définis. Finalement, la SQ a développé une formation de deux jours spécifique au phénomène de tireur actif, incluant des simulations.
«De la formation est faite et il en reste à faire. C’est un travail continuel. Il va falloir également se mettre à jour», affirme Yves Guay, l’inspecteur-chef de la SQ en Mauricie et au Centre-du-Québec.
Ce dernier ne manque pas de rappeler que les pratiques évoluent, suivant notamment les recommandations de coroner qui ont été prononcées à la suite de tragédie semblable, comme ce fut le cas au Collège Dawson, en 2006.
«On n’est pas rendu à former les élèves, mais c’est un objectif vers lequel il faut arriver», indique Yvan Aubé, directeur général de la Commission scolaire des Chênes.
Ce dirigeant croit en l’efficacité d’une telle préparation. «On a plus de chances de poser les bons gestes si on est bien préparé. On y a pensé avant. Dans un contexte de stress et de rapidité, on aura les bons réflexes», est-il d’avis.
Avant de procéder aux exercices, les établissements rassureront certainement les parents des élèves, rappelant qu’il s’agit vraisemblablement de mesures de prévention.
Ben Bibeau
Commentaire mis en ligne le 7 novembre 2009C'est vrai que c'est cave. En plus, on peut entrer dans les écoles aussi facilement que dans un moulin.
Il faudrait des agents de sécurité. S'pas compliqué messemble...