Campus : 47 % des étudiants viennent de l'extérieur

Jean-Pierre Boisvert jean-pierre.boisvert@tc.tc
Publié le 17 octobre 2016

Le campus de Drummondville accueille cet automne 782 étudiants.

©TC Media - Jean-Pierre Boisvert

Avec un total de 782 étudiants inscrits à la rentrée d'automne au campus de Drummondville, c'est une hausse de 30 % qui a été enregistrée par rapport à l'an dernier, révèle entre autres les récentes statistiques émises par l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). On apprend également que 47 % des étudiants inscrits proviennent de l'extérieur de la région Centre-du-Québec, incluant une portion de 27 % qui est originaire de la Montérégie.

C'est en réponse à des questions posées par L'Express que Jean-François Hinse, responsable des relations avec les médias au Service des communications de l'UQTR, a pu fournir des données sur la première «vraie» rentrée au campus de Drummondville, qui a ouvert ses portes en janvier dernier.

«Une augmentation de 30 %, c'est énorme, surtout quand on sait que, pour l'Université en général, la hausse est moins de 1 %. La plupart des universités sont en déclin», fait savoir M. Hinse. Comme il l'a rappelé, des cours de l'UQTR se donnaient l'an dernier (dans une partie du Cégep de Drummondville) et c'est cette comparaison qui est faite par les administrateurs. «Ça prouve que le besoin du campus était réel et qu'il ne cessera de s'affirmer dans les prochaines années», a-t-il mis en perspective.

Bien que les données indiquent que 414 (53 %) étudiants proviennent de la région centricoise, on ne peut conclure que tous les autres se sont installés à Drummondville. «C'est au moment des inscriptions que nous avons demandé aux étudiants d'où ils étaient originaires et, à ce moment-là, ils étaient encore chez les parents, mais nous ne savons pas précisément combien sont déménagés à Drummondville. Car, il y a des étudiants à temps plein et d'autres qui sont à temps partiel, ça devient difficile de faire un décompte pouvant servir à identifier des retombées économiques précises. Un jour, on fera un sondage parmi les étudiants pour savoir combien vivent à Drummondville et combien viennent de l'extérieur sur une base quotidienne».

Quant aux professeurs, leurs lieux de résidence sont gardés confidentiels et il est impossible de savoir combien ont élu domicile dans la région drummondvilloise.

Autre constatation, nous dit Jean-François Hinse, l'UQTR ne s'est pas cannibalisée avec l'arrivée du campus de Drummondville. «On n'ira pas jusqu'à penser que l'UQTR n'aurait eu aucun des 782 étudiants si le campus n'avait pas été construit, mais on a rejoint de nouveaux étudiants, c'est sûr».

À la question de savoir combien de dollars de plus l'UQTR pourra recevoir du ministère de l'Éducation en raison de l'augmentation du nombre d'étudiants, le porte-parole de l'université répond que la réponse viendra dans deux ans. «Notre financement est public et la mécanique veut que le financement arrive deux ans après le décompte des inscriptions».

Parmi les programmes de baccalauréats offerts au campus de Drummondville, ceux des sciences de l’éducation, des sciences comptables, et des sciences infirmières sont les plus gros. Il n'a pas été possible d'obtenir des chiffres précis, mais on sait que l'enseignement et les sciences infirmières sont à 90 % féminins. On trouve également plusieurs programmes de certificats parmi lesquels la gestion des ressources humaines, administration, soins infirmiers cliniques, comptabilité générale, en plus des programmes de cycles supérieurs, notamment le MBA exécutif.

En ce qui concerne les stages, la plupart étant gérés par les différents programmes, le nombre de ceux qui seront tenus dans la région de Drummondville n'est pas disponible pour le moment. Mais, M. Hinse a tenu à faire remarquer que les étudiants en sciences comptables a pris l'initiative de former un club étudiant qui a contribué au maillage avec les milieux professionnels. «Plusieurs cabinets ont répondu par l'affirmative et des stages pourront y être organisés. C'est une première initiative du genre et on peut penser qu'elle sera imitée dans d'autres programmes au cours des prochaines sessions. Il ne faut pas oublier que le campus est tout nouveau et il est appelé, comme tous les autres, à faire sa place et à offrir aux étudiants des services de mieux en mieux articulés».