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Mésaventure de deux Centricois avec WestJet


Publié le 10 août 2017

©(Photo gracieuseté - WestJet)

CENTRE-DU-QUÉBEC. Greg Landry et son conjoint devaient s'envoler à destination de l'Europe, mardi après-midi. Ce qu'ils n'ont pu faire en raison de ratés, disent-ils, de la compagnie WestJet qu'ils songent à poursuivre s'ils n'obtiennent pas satisfaction.

En principe, les deux hommes qui habitent à Victoriaville devaient quitter le pays à 13 h 40, mardi. Greg Landry, en entrevue téléphonique, mercredi matin, raconte qu'ils se sont d'abord rendus au service cargo, à cinq minutes de l'aéroport Montréal-Trudeau, pour l'enregistrement de marchandises.

Ils se présentent ensuite à l'aéroport. «Vers 11 h 50, nous étions devant le comptoir de la compagnie WestJet pour notre enregistrement, donc bien avant le délai minimum de 90 minutes requis», indique Greg Landry.

Mais les préposés sur place, des apprentis, note M. Landry, semblaient ne pas trop savoir comment agir en présence des quatre chiens en cage que transportait le couple.

Après certaines hésitations, on leur fait savoir, finalement, qu'ils sont en retard, qu'ils ne peuvent embarquer à bord de l'avion.

Les Victoriavillois ont beau s'expliquer et faire valoir qu'ils étaient sur place dans les temps requis, des employés leur indiquent que leur enregistrement s'est effectué, dans un premier temps, 70 minutes avant le vol, et après une nouvelle vérification, 80 minutes avant le départ.

La compagnie aérienne leur a offert une place sur le vol de 16  h. «Impossible puisque nous devions embarquer sur un autre vol à 17 h à Toronto», précise Greg Landry.

Une préposée revient à la charge proposant un départ à 17 h. «J'ai éclaté, mis le poing sur la table, leur disant qu'ils n'étaient pas foutus d'écouter les gens», lance-t-il.

Les deux hommes ont alors entrepris des vérifications avec d'autres compagnies, essuyant des refus. «Air Canada a fait savoir, pour sa part, qu'elle ne prenait pas d'animaux dans les soutes en été», précise Greg Landry.

Seule la compagnie Air France acceptait de les prendre, mais les deux voyageurs auraient été alors contraints de payer, de nouveau, leurs billets de quelques milliers de dollars. Il n'en était pas question pour les deux hommes.

Les échanges avec WestJet ont fait en sorte qu'une place leur était disponible pour le 10 août (jeudi) à 10 h 40. Mais si, au départ, cela devait aussi fonctionner pour le second vol avec Brussels Airlines, cette compagnie a fait volte-face. «On nous exigeait une somme de 1500 $», confie Greg Landry.

En soirée mardi, le Victoriavillois a reçu un appel d'un responsable de WestJet. «Je lui ai fait savoir que j'avais raconté notre mésaventure aux médias et que nous comptions contacter nos services juridiques», précise-t-il.

La compagnie aérienne lui a fait savoir qu'elle le contacterait, de nouveau, aujourd'hui (mercredi).

Pour le moment, les deux Victoriavillois, en attente de la suite des choses, demeurent chez des amis qui les hébergent pour une durée indéterminée puisque, en prévision de leur séjour de longue durée en Europe, ils ont délaissé leur logement et leur véhicule.

«Il faut que quelque chose se passe cette semaine», conclut Greg Landry.