Deux postes coupés à Drummondville

Coupes à Emploi-Québec

Jean-Pierre Boisvert jean-pierre.boisvert@tc.tc
Publié le 25 juin 2015
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DRUMMONDVILLE. Se disant accablé par la suppression de 369 postes au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale (MTESS), le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) parle d'une accélération dans le démantèlement du réseau des centres locaux d'emploi.

«Le MTESS, déjà durement touché par les coupes budgétaires, est la cible d’un nouvel assaut de la part du gouvernement. Le 18 juin au matin, les employés du ministère ont appris que 369 postes sont abolis dans l’ensemble du réseau. En Mauricie, on parle de 16 employés, 5 en Estrie et deux à Drummondville. On assiste au démantèlement de nos services à la population », s’inquiète Frédérick Dagenais, président régional au SFPQ de la région Centre-du-Québec, Estrie et Mauricie. Il fait toutefois observer que la région du Centre-du-Québec est l'une des moins touchées par rapport à l'ensemble du Québec.

Néanmoins, M. Dagenais explique que ces suppressions de postes ont un impact particulièrement dramatique en région, où les emplois de la fonction publique représentent un facteur important de vitalité et de résilience économique, comme le démontre une étude récente de l’Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS). «Les deux emplois coupés à Drummondville (sur 30 emplois) ne sont pas des postes de haut fonctionnaires, ce sont des gens qui travaillent sur le terrain, qui donnent des services publics d’aide à l'emploi, essentiels pour favoriser l’intégration sociale et professionnelle», a-t-il souligné.

«Le gouvernement affirme que le service à la population ne sera pas affecté! Comment peut-il le nier, maintenant? Le service de proximité en régions en en train de disparaître», s’insurge M. Dagenais.

Depuis plusieurs années, le SFPQ dénonce une détérioration des services au MTESS en raison de la suppression de personnel et des réorganisations administratives : éloignement des citoyens, déshumanisation des services, sous-traitance généralisée. «Le Québec assiste à une accélération du processus de démantèlement du réseau des centres locaux d’emplois (CLE) sur le territoire, avec la fermeture de plusieurs points de services dans les régions, et la centralisation du traitement des dossiers. Pourtant, comme le Comité consultatif de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale vient tout juste de mettre en évidence dans son rapport, il est de toute première importance de renforcer l’accompagnement des personnes dans leurs démarches de retour sur le marché du travail».