Le jardinier du potager urbain contestera le plan d'urbanisme

Un recours lui est permis à la Commission municipale du Québec

Jean-Pierre Boisvert jean-pierre.boisvert@tc.tc Publié le 19 juillet 2012
Le potager urbain attire l'attention et fait parler de lui.
Ghyslain Bergeron

Michel Beauchamp et de sa conjointe Josée Landry, qui ont aménagé un potager urbain en avant de leur résidence du 595 du Richelieu dans le secteur Saint-Charles, vont contester l'un des règlements du nouveau plan d'urbanisme de la Ville de Drummondville auprès de la Commission municipale du Québec.

Il est en effet permis à toute personne habile à voter de recourir à la Commission municipale du Québec (CMQ) afin d'examiner la conformité d'un ou de plusieurs règlements du nouveau plan d'urbanisme que le conseil municipal de Drummondville a adopté le 3 juillet. La demande, qui doit être signée par cinq personnes habiles à voter du territoire de Drummondville, doit parvenir à la CMQ dans les 30 jours suivants alors que la CMQ a 60 jours pour répondre.

«C'est ce que nous allons faire», clame Michel Beauchamp qui est devenu une figure connue dans les médias nationaux du Québec depuis que L'Express a montré son potager urbain en page une le 8 juillet. Le couple a été interviewé par Le Devoir, La Presse, TVA, NRJ et même des médias anglophones.

«Nous avons contacté la Ville et Mme Suzanne Bégin, une inspectrice du Service de l'environnement, nous a confirmé qu'on pouvait se servir de l'emprise municipale, en bordure de la rue, (environ sept pieds). De plus, il n'est pas clair à savoir si notre jardin ne peut couvrir plus de 30 % de la superficie de notre terrain. Je ne me plie pas à ça. Notre potager a été aménagé de façon responsable et intelligente. Je sais que j'ai un droit acquis mais je ne veux pas que ça devienne un freak show et que je sois marginalisé. Il y a un droit pour tous à défendre ici», a précisé M. Beauchamp.

De son côté, le directeur général de la Ville de Drummondville Claude Proulx n'a pas été moins sollicité par les journalistes, non sans démontrer sa détermination à faire respecter la réglementation. «C'est une question de cohésion de la trame urbaine. Nous n'avons pas de problème avec les potagers en façade dans ce secteur de la municipalité, mais il faudra se conformer aux règlements en vigueur relativement à l'emprise et à la superficie maximale destinée à cet usage», a-t-il déclaré, invitant les citoyens qui souhaitent un changement au règlement d'entamer le processus de demande d'amendement.

Le jardinier du potager urbain contestera le plan d'urbanisme

Un recours lui est permis à la Commission municipale du Québec

Jean-Pierre Boisvert jean-pierre.boisvert@tc.tc Publié le 19 juillet 2012
Le potager urbain attire l'attention et fait parler de lui.
Ghyslain Bergeron

Michel Beauchamp et de sa conjointe Josée Landry, qui ont aménagé un potager urbain en avant de leur résidence du 595 du Richelieu dans le secteur Saint-Charles, vont contester l'un des règlements du nouveau plan d'urbanisme de la Ville de Drummondville auprès de la Commission municipale du Québec.

Il est en effet permis à toute personne habile à voter de recourir à la Commission municipale du Québec (CMQ) afin d'examiner la conformité d'un ou de plusieurs règlements du nouveau plan d'urbanisme que le conseil municipal de Drummondville a adopté le 3 juillet. La demande, qui doit être signée par cinq personnes habiles à voter du territoire de Drummondville, doit parvenir à la CMQ dans les 30 jours suivants alors que la CMQ a 60 jours pour répondre.

«C'est ce que nous allons faire», clame Michel Beauchamp qui est devenu une figure connue dans les médias nationaux du Québec depuis que L'Express a montré son potager urbain en page une le 8 juillet. Le couple a été interviewé par Le Devoir, La Presse, TVA, NRJ et même des médias anglophones.

«Nous avons contacté la Ville et Mme Suzanne Bégin, une inspectrice du Service de l'environnement, nous a confirmé qu'on pouvait se servir de l'emprise municipale, en bordure de la rue, (environ sept pieds). De plus, il n'est pas clair à savoir si notre jardin ne peut couvrir plus de 30 % de la superficie de notre terrain. Je ne me plie pas à ça. Notre potager a été aménagé de façon responsable et intelligente. Je sais que j'ai un droit acquis mais je ne veux pas que ça devienne un freak show et que je sois marginalisé. Il y a un droit pour tous à défendre ici», a précisé M. Beauchamp.

De son côté, le directeur général de la Ville de Drummondville Claude Proulx n'a pas été moins sollicité par les journalistes, non sans démontrer sa détermination à faire respecter la réglementation. «C'est une question de cohésion de la trame urbaine. Nous n'avons pas de problème avec les potagers en façade dans ce secteur de la municipalité, mais il faudra se conformer aux règlements en vigueur relativement à l'emprise et à la superficie maximale destinée à cet usage», a-t-il déclaré, invitant les citoyens qui souhaitent un changement au règlement d'entamer le processus de demande d'amendement.

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