La sécurité est la priorité numéro 1 de la police du CN

La sécurité est la priorité numéro 1 de la police du CN

Crédit photo : Photo Simon Lévesque

DRUMMONDVILLE. Plusieurs fois par année, la police du Canadien National (CN) vient intervenir à Drummondville, comme aujourd’hui afin de faire de la prévention auprès de la population et donner des contraventions au besoin.

La police du CN occupe son rôle d’agent de la paix ayant autorité sur les chemins de fer depuis 1923 et possède les mêmes pouvoirs que la Sûreté du Québec et la Gendarmerie royale du Canada dans sa juridiction. Pour la région de Drummondville, le secteur couvert par ces policiers va de Saint-Germain-de-Grantham à Saint-Cyrille-de-Wendover.

L’intervention qui avait lieu ce matin, en compagnie de la SQ, permettait à ce corps policier de se faire connaître du public, ainsi que de l’inciter à agir de façon sécuritaire près du réseau ferroviaire et sur les routes. Lors du passage de L’Express, le constable a confirmé avoir dû sévir pour des cas de cellulaire au volant, des arrêts obligatoires non respectés au passage à niveau et même des cas de vitesses élevés sur le passage à niveau.

«Nous étions installés au passage à niveau des rues Hériot, Brock et Lindsay pour faire de la prévention et de la surveillance. Malheureusement nous sommes intervenus auprès de bon nombre d’automobilistes. Il faut le faire plusieurs fois par année pour que le message passe. D’ailleurs nous voyons une différence entre les interventions», raconte le constable du service de police du CN, M. Savard.

Les policiers du CN s’occupent aussi des contrevenants qui circulent à pied ou à vélo près ou sur le bord des chemins de fer. La présence de ces gens n’est aucunement tolérée puisqu’ils contreviennent à une loi fédérale qui interdit l’intrusion sur une propriété ferroviaire sous peine d’une amande de 149 $.

«Les rails de chemin de fer sont des lieux privés, seuls les trains et les employés du CN sont autorisés à y circuler. Certaines personnes coupent nos clôtures pour se créer un raccourci, mais le but de nos interventions est qu’ils ne se retrouvent pas sur une propriété ferroviaire. Un train peut passer à tout moment et la plupart des gens savent qu’il ne s’arrêtera pas aussi rapidement qu’une voiture s’il est conscient de votre présence», rappelle M. Savard.

Le constable Savard exécute différents types de prévention tout dépendants des endroits où il doit aller. Parfois, il est à vélo afin d’intervenir auprès des cyclistes et des piétons ou comme aujourd’hui il s’installe près du passage à niveau avec son véhicule.

Des statistiques marquantes

L’année dernière, au Canada, 222 accidents sont survenus à un passage à niveau ou sur le territoire du CN. En tout, ces situations ont causé la mort de 72 personnes et 44 autres ont été blessés gravement.