Il faut savoir que les jeunes qui sont retenus par les centres communautaires pour animer les différents camps ne sont pas là pour leurs beaux yeux, encore moins pour passer le temps. Ils ont plutôt durement gagné leur place en suivant des formations depuis le mois de novembre dernier.
«Les parents doivent nous faire confiance; on est assez responsable pour s’occuper de leurs enfants, a assuré Audrey Lizotte, qui en sera à sa première année d’animation. S’ils nous ont choisi, ce n’est pas pour rien.»
En effet, chaque animateur de 14 à 16 ans engagé pour l’été dans un centre a obtenu une certification de la Fédération québécoise des centres communautaires de loisirs. Depuis des mois, les jeunes apprennent des techniques d’intervention lors de formations théoriques. Qui plus est, ils doivent avoir réussi un stage de 15 heures en milieu de travail qui a permis aux centres de se faire une bonne idée des animateurs avant de les embaucher pour l’été.
Les animateurs sélectionnés ont également des compétences en matière de secourisme et doivent se plier à diverses politiques et protocoles établis par les centres. Bref, la responsabilité d’un groupe d’enfants n’est pas confiée à n’importe qui.
«Une politique de prévention est mise de l’avant dans tous les centres, de concert avec la Sûreté du Québec. On organise aussi des rencontres de parents pour les informer des programmes de formation. Pour ceux qui sont un peu plus craintifs, on peut même offrir du soutien personnalisé afin de les mettre en confiance», a expliqué Dominic Boisclair, animateur jeunesse au Centre communautaire récréatif Saint-Jean-Baptiste (CCRSJB), en rappelant que les animateurs sont supervisés par des employés permanents des centres.
Pour les familles qui fréquentent les centres communautaires de loisirs, les nombreux animateurs et, surtout, les enfants, les camps de jour représentent beaucoup plus qu’un simple service de gardiennage. C’est avant tout un milieu de vie, un endroit de formation et un lieu d’appartenance.
La plupart des animateurs viennent y chercher une expérience significative de travail en lien avec leur champ d’études. Les nombreuses situations qu’ils rencontrent dans le cadre du camp d’été leur permettent de prendre de l’expérience qui leur servira dans le futur. La meilleure école de la vie, c’est encore le terrain.
«Moi, je ne suis pas le même gars qu’il y a deux ans. En fait, sans le centre communautaire, je n’aurais jamais été le même jeune, a témoigné Yan Grisé, un cégépien qui en sera à sa 4e année d’animation. J’ai pris de l’assurance, je fonce plus et je n’hésite pas à m’affirmer.»
Yan, ce garçon timide, loin des feux de la rampe, s’occupe aujourd’hui du volet ado du CCRSJB. Il n’hésite pas à dire que c’est son travail au centre qui lui a permis de sortir de sa coquille et qui lui permet, aujourd’hui, de prendre sa place.
«Ces emplois d’été permettent à de jeunes adultes d’acquérir des expériences de travail enrichissantes. Le sens des responsabilités, l’implication et l’animation sont des compétences que l’emploi en camp de jour apporte à nos travailleurs. Ces emplois estivaux permettent aussi à nos étudiants de revenir dans leur région pour passer la saison estivale et de développer un réseau de contacts intéressant pour de futurs emplois», a expliqué la directrice générale du Centre communautaire de loisirs Claude-Nault (secteur Saint-Nicéphore), Caroline Lemire.
À compter du 26 juin prochain, les centres communautaires de Drummondville-Sud, Saint-Charles, Saint-Pierre, Saint-Jean-Baptiste, Pierre-Lemaire et Claude-Nault accueilleront quelque 1400 enfants dans leurs camps de jour, soit l’équivalent d’un écolier sur quatre âgé de 5 à 12 ans de la Commission scolaire des Chênes. Plus de 150 personnes travailleront en animation dans les camps de jour de Drummondville, cet été.
Les parents doivent faire confiance aux jeunes animateurs de camps
Ceux-ci ont franchi avec succès diverses formations
Même si pas moins de 1400 enfants sont attendus à compter du 26 juin dans les différents centres communautaires de la ville pour participer à un camp de jour, des parents hésitent encore à confier leurs «trésors» à des adolescents ou à de jeunes adultes. D’une même voix, les animateurs répondent qu’ils sont compétents et que les parents doivent leur faire confiance.
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