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Vente d’Énergie Nouveau-Brunswick à Hydro-Québec

Steven Guilbeault
Publié le 3 Novembre 2009
Publié le 15 Avril 2010
Steven Guilbeault
Sujets :
Hydro-Québec , Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick , Énergie Nouveau-Brunswick , Nouveau-Brunswick , Belledune , Région de la Baie des Chaleurs

Suite à cette annonce surprise, j’ai participé à des discussions qui ont eu lieu entre le Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick et Équiterre. Les deux groupes concluent que la vente des actifs d’Énergie Nouveau-Brunswick à Hydro-Québec pourrait s’avérer bénéfique au plan environnemental. Il y a actuellement quatre centrales thermiques, (mazout ou charbon) au Nouveau Brunswick. L’entente conclue prévoit la fermeture de deux d’entre elles. Le contrat ne fait pas obligation à Hydro-Québec de fermer les centrales de Belledune et de Coleson Cove. Pour le Nouveau Brunswick, la fermeture des quatre centrales thermiques entraînerait une réduction des émissions de GES de 25% par rapport au niveau de 1990! Et un recul de la pollution de l’air de 37% pour la région de la Baie des Chaleurs. Côté emploi, la fermeture de ces dinosaures risque de faire mal. Les deux partenaires ont donc la responsabilité de combler le manque à gagner en développant le secteur des économies d’énergie ainsi que celui des énergies vertes et particulièrement le secteur de l’éolien. On évalue le potentiel éolien du Nouveau Brunswick à 4 500 Mégawatts. C’est un peu plus que la totalité des projets québécois (court et moyen terme) en ce domaine. Quand on sait l’effet bénéfique que le développement éolien a eu sur l’économie de la région de Gaspé, on ne voit pas pourquoi il en serait autrement pour le Nouveau Brunswick. Nos voisins peuvent aussi compter sur l’énergie des marées. Selon certains, l’entente va inciter Hydro Québec à harnacher d’avantage de rivières pour exporter davantage d’électricité, au Nouveau Brunswick comme en Nouvelle Angleterre. C’est un risque mais pas une fatalité. Au Québec, 70% des foyers sont chauffés à l‘électricité, ce qui représente 17% de toute l’électricité consommée sur le territoire. Convertir 70% de ces foyers à la géothermie libérerait 15% de toute l’énergie électrique consommée dans la Belle Province. Et c’est autant d’électricité verte disponible pour nos voisins. Et, contrairement à la croyance populaire, le géothermique domiciliaire ne coûte pas nécessairement la peau des fesses. Dans un projet domiciliaire actuellement en construction à Montréal, on évalue le coût du géothermique à 3 000 $ par unité de logement. Pas donné, mais pas la mer à boire! Steven Guilbeault

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