N’ayant rien cassé depuis son acquisition du Phoenix de Sherbrooke, Torok s’est démarqué en enfilant ses trois premiers buts en carrière dans les rangs juniors québécois. Après avoir donné les devants 2-1, puis 3-2 aux siens, le Slovaque a réussi ce qui allait s’avérer le filet vainqueur dans la première portion de la troisième période. À l’autre bout de la patinoire, Guidon a livré une autre brillante performance, stoppant 35 des 39 tirs dirigés vers lui. Après le match, les deux jeunes loups se sont attirés des éloges de la part de leur entraîneur.
«Les trois buts de Torok ont été marqués près du filet, dont deux fois en échappée. Chaque fois, ses mains lui ont permis de battre le gardien. C’est un gars très fort physiquement qui possède une bonne vision du jeu. De la ligne rouge au but adverse, il est très menaçant. Il ne faut pas oublier que c’est un jeune qui arrive dans un nouveau pays. On veut lui laisser le temps de s’acclimater, ce qui explique pourquoi on l’a laissé de côté après l’avoir acquis», a commenté Mario Duhamel.
«Quant à Guindon, il aimerait certainement revoir deux buts, mais il a effectué de gros arrêts en début de deuxième période, alors que la marque était de 2-2. On est ensuite allés chercher deux gros buts avant la fin de l’engagement, ce qui a fait très mal aux Huskies», a ajouté le pilote de la formation drummondvilloise.
Outre Torok, les ailiers Olivier Caouette (1-1) et Olivier Archambault ont également déjoué le gardien Robin Gusse, qui n’a fait face qu’à 21 lancers. Tous les buts des Voltigeurs ont été inscrits à cinq contre cinq.
«Offensivement, notre attitude autour du filet s’améliore lentement. On vient d’ailleurs de marquer 13 buts à nos trois derniers matchs», a fait remarquer Duhamel.
Jean-Sébastien Dea (1-1), Sven Andrighetto (en avantage numérique), Denis Kamaev et Maxime St-Cyr ont été les buteurs pour les Huskies, qui étaient de retour à domicile après un voyage dans les Maritimes.
«Les Huskies sont très dangereux offensivement. Pour les stopper, on a dû se montrer très coriaces et vigilants en défensive. Nos joueurs ont encore bloqué plusieurs lancers devant Guindon. Il y a beaucoup de sacs de glace autour de moi dans l’autobus. Ça rentre pleinement dans notre identité», a raconté Mario Duhamel.
Trébucher pour mieux se relever
En renversant les Huskies (8-3-0-1), une équipe qui figure parmi le top dix du hockey junior canadien, les Voltigeurs (7-5-0-0) ont signé une troisième victoire de suite sur la route. En réalité, les Drummondvillois affichent un visage transformé depuis leur gênant revers de 6-2 encaissé face au Phoenix de Sherbrooke, il y a une dizaine de jours.
«Dans le cheminement d’une jeune équipe, il faut parfois trébucher pour mieux se relever. On vise d’aller chercher de la constance en collant les bonnes performances et en espaçant les contre-performances. Pour y arriver, on travaille beaucoup sur la force mentale de nos joueurs. On leur apprend à jouer pour gagner au lieu de simplement jouer pour ne pas perdre», a expliqué Mario Duhamel.
«En fait, notre recette n’est pas compliquée. Pour connaître du succès, il faut que tout le monde pousse dans la même direction. Nos joueurs doivent être allumés et payer le prix chaque fois qu’ils sont lancés dans l’action. Il ne faut jamais rien donner de gratuit à l’adversaire. Chaque fois qu'on ne travaille pas de cette façon, on en subi les conséquences. Cette fierté de travailler en unité de cinq sur la patinoire gagne lentement nos joueurs», a ajouté l’instructeur-chef des Voltigeurs.
Encore de l’adversité
Retardés par la tenue d’un test antidopage effectué après le match à Rouyn-Noranda, les Voltigeurs ont fait le trajet vers Drummondville en autobus durant la nuit de vendredi à samedi. Ils disputeront un troisième match en quatre jours, dimanche, en accueillant les Remparts de Québec (9-2-0-0). La troupe de Patrick Roy s’est avouée vaincue 6-3 face aux Tigres de Victoriaville, vendredi soir.
«Les Remparts vont être gonflés à bloc, alors ce sera une lourde tâche. On devra se présenter la tête haute et vider notre réservoir d’énergie. Notre calendrier est éreintant en octobre, mais ça nous permet de vivre des situations d’adversité et d’évaluer la force de caractère de nos joueurs. On veut voir qui est capable de répondre à la pression», a conclu Mario Duhamel.
La rencontre débutera sur le coup de 16 h. Dans le cadre d’une campagne contre le cancer du sein, les joueurs des Voltigeurs arboreront un uniforme rose.

